Les candidats Réjean Dumais (Jonquière), Marie-Francine Bienvenue (Dubuc), Frédéric Plamondon (Lac Saint-Jean), Pierre Dostie (Chicoutimi), et Olivier Bouchard-Lamontagne (Roberval), ont ainsi voulu rappeler quelques faits et déclarations en faveur d’un plus grand contrôle de nos ressources hydrauliques dans la région.
« À elles seules, Rio Tinto Alcan et Produits forestiers Résolu possèdent des barrages qui produisent un total d’un peu plus de 3000 Méga Watts (MW). À titre de comparaison, Manic 5 produit 2700 MW. Imaginons un instant si un gouvernement décidait de céder Manic 5 à des intérêts privés: ce serait l’indignation générale. C’est pourtant ce qu’on fait les gouvernements dans notre région », soutiennent les candidats de QS.
Ils rappellent notamment qu’en février 2009, le président de la CRÉ de l’époque, Georges Simard déclarait: « Qu’on se le tienne pour dit, l’énergie produite par les barrages d’Abitibi-Bowater devra servir les intérêts industriels du Saguenay–Lac-Saint-Jean et le développement des emplois chez nous, et ce, peu importe ce qui adviendra de ces installations ».
Quatre années avant, soit en 2005, dans le cadre d’un référendum tenu en même temps que l’élection municipale, 92 % de la population régionale donnait son appui à la CRÉ qui revendiquait plus de contrôle sur nos ressources naturelles et plus de retombées régionales.
Dans une lettre d’opinion publiée le 9 mai dernier, l’économiste Marc-Urbain Proulx mentionnait que « nous sommes devenus progressivement une économie régionale de locataires et de succursales ». Explorant les solutions, M. Proulx affirme que « des outils d'appropriation et de réappropriation existent. Encore faudrait-il collectivement vouloir conserver la propriété de nos maisons, de nos terres, de nos entreprises, de nos ressources. Il s'agit de la condition première. À cet égard, l'un des enjeux très actuels concerne la centrale hydroélectrique Jim-
« Imaginons un instant si un gouvernement décidait de céder Manic 5 à des intérêts privés: ce serait l’indignation générale. C’est pourtant ce qu’on fait les gouvernements dans notre région » - — Les candidats de Québec Solidaire
Gray ».
Selon l'analyste indépendant du secteur de l'énergie Jean-François Blain, cité dans le Devoir du 3 mars 2012, le bail de la Péribonka ainsi que la propriété de la rivière Saguenay fournissent à RTA un avantage de l'ordre de 700 millions $ par année sur ses concurrents qui paient le tarif L de grande puissance, soit 4,5 ¢ le KW. Les profits de RTA en 2010 ont été de 14 milliards $ pour ses cinq domaines d’activités. Elle a versé 2,1 milliards US en dividendes à ses actionnaires la même année.
Les candidats de QS ont enfin rappelé que d’autres acteurs régionaux du monde syndical et municipal ont dans l’histoire récente réclamé la nationalisation des barrages.
Ils rappellent notamment qu’il est aberrant que le contrôle du lac Saint-Jean et du Saguenay échappe totalement à la population et aux gouvernements.
Pour les candidats de Québec Solidaire, le meilleur moyen d’assurer un développement économique et social de la région est la nationalisation des barrages.
« Tout en assurant des tarifs avantageux à RTA et à PFR, nous pourrions faire de même avec d’autres industries, notamment des PME du secteur de la transformation et ainsi contribuer à la diversification de notre économie et la création d’emplois rémunérateurs », commente Pierre Dostie, candidat dans le comté Chicoutimi.
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