Dans un communiqué de presse émis vendredi dernier, la FCCQ appuie la récente sortie publique du président de la Chambre de commerce de Saguenay, Éric Dufour, qui estime que les exigences syndicales concernant le plancher d'emploi sont archaïques.
« Il est clair pour la FCCQ que la notion de plancher d’emploi, qui fixe pour un nombre d’emploi prédéterminé peu importe les hauts et les bas des cycles économique, est un concept désormais dépassé qui va à l’encontre de l’évolution des besoins des entreprises et aurait pour conséquence de miner la rentabilité à long terme de toute entreprise. De plus, il ne permettrait pas aux entreprises petites et grandes de continuer à s’améliorer et diminuerait grandement leur capacité à s’ajuster face aux pressions des marchés financiers hautement volatils partout dans le monde », soutient la présidente Françoise Bertrand.
En réplique à cette sortie, Daniel Roy soutient que si la Fédération des chambres de commerce a un problème avec le lockout chez Rio Tinto Alcan, elle n’a qu’à s’en prendre à l’employeur.
« C’est le monde à l’envers. Les Métallos se battent pour préserver l’économie régionale, pour maintenir le même volume de masse salariale dans la région et les chambres de commerce nous le reprochent. C’est bien beau le Plan Nord et les investissements étrangers, mais ce n’est pas un passe-droit pour vendre notre âme et laisser des multinationales siphonner nos régions », soutient Daniel Rouy.
« On comprend très bien que la Fédération des chambres de commerce aimerait bien que les syndicats s’écrasent devant les multinationales » - — Daniel Roy, directeur des Métallos au Québec
Dans le cadre de leurs revendications, les Métallos réclament des balises à la sous-traitance pour empêcher RTA de remplacer systématiquement des emplois directs par d’autres rémunérés à la moitié du salaire.
« On comprend très bien que la Fédération des chambres de commerce aimerait bien que les syndicats s’écrasent devant les multinationales. Mais je me permettrai de lui rappeler que la mondialisation a été voulue par les gouvernements et les organisations patronales. On nous a imposé la mondialisation, maintenant qu’on en subit les effets, c’est la moindre des choses qu’on se défende à l’échelle de la planète », poursuit M. Roy.
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