L’accès à la caverne avait été bloqué en 2011 parce que le Centre d’expertise hydrique avait déclaré que le barrage qu’il fallait traverser était dangereux. Ce bloquage avait occasionné des pertes financières importantes pour le site puisqu’il avait perdu une bonne partie de ses visiteurs.
Le directeur général du site, Gerry Desmeules, dit avoir parlé avec le personnel du ministre Serge Simard à toutes les semaines depuis un an afin de trouver une solution pour ne pas que la saison touristique de 2011 se reproduise. Cette semaine, le ministre Simard a mentionné que les ministères des Affaires municipales et du Tourisme verseront chacun environ 100 000$ pour la construction de la passerelle.
De son côté, le ministère de l’Environnement prévoit octroyer 75 000$, mais ce montant est conditionnel à ce que les responsables du site touristique du Trou de la fée acceptent de devenir propriétaires du barrage.
« Cette condition demande réflexion. On nous dit que nous n’aurons pas de trouble et que le gouvernement sera là pour nous aider. Même si le barrage n’est plus considéré comme un barrage par le Centre d’expertise hydrique et que cela va diminuer les exigences en matière de sécurité, il y aura quand même des obligations et on veut les connaître avant de s’engager », a soutenu Gerry Desmeules.
Des travaux en deux phases
Les travaux pour redonner accès à la caverne du site du Trou de la fée se dérouleront en deux phases selon le directeur général. Tout d’abord, des piliers seront installés sur le barrage pour permettre la construction d’une passerelle en aluminium. Selon M. Desmeules, cette installation temporaire sera utilisable pendant cinq ans. Cette première phase devrait se terminer vers le début du mois d’août. D’ici là, les visiteurs pourront avoir accès à la caverne grâce à des tyroliennes installées à la fin de l’été 2011.
Ensuite, des travaux de consolidation au niveau du béton du barrage devront se faire afin de sécuriser l’installation. M. Desmeules évalue le coût total des deux phases du projet à environ 500 000$, alors que les différents ministères financeront près de 300 000$. « Il reste encore du financement à trouver et nous devrons faire des sacrifices pour assurer une solution permanente pour l’accès à la caverne », conclut-il.

