De passage au dernier Cercle de presse du Saguenay, le président persiste et signe. Il est toujours prêt à négocier avec la partie patronale. Mais, il a toutefois été piqué au vif quand on l’a questionné sur le bienfondé de sa bataille et s’il est possible qu’il flanche devant la taille de son adversaire. Sa réponse est catégorique: je n’abandonnerai pas avant de signer une entente satisfaisante pour les travailleurs. Je suis prêt à défendre notre cause jusqu’en enfer s’il le faut! » a-t-il lancé.
Plusieurs raisons incitent le syndicat à rester debout dans l’adversité. Il veut, entre autres, permettre aux générations futures d’avoir un bon salaire. « Si ça continue, nos enfants et nos petits-enfants travailleront pour combien ? Quinze ou seize piastres de l’heure! »
Marc Maltais a aussi souligné la détermination et le travail de ses prédécesseurs. « C’est mon devoir de continuer à porter le flambeau. Je n’ai jamais eu à me battre pour mon emploi, c’est grâce à eux si nous pouvons aujourd’hui travailler dans de belles conditions », dit-il en ajoutant que cette bataille aurait pu être évitée. « Nous sommes présentement occupés à faire le travail qui aurait dû être accompli en 2005, lorsque la sous-traitance est entrée dans l’usine. »
Le président du syndicat accuse également la partie patronale d’avoir été de mauvaise foi pendant les négociations et se dit surpris de la tournure des évènements. « Avant le déclenchement du lock-out, nous craignions un conflit, mais nous avions encore espoir que ça se règle. Ils ont agi en sauvage en nous faisant expulser au milieu de la nuit par 150 agents de sécurité. Des agents de sécurité anglophones en plus. »
Finalement, M. Maltais déplore le silence des élus de la région. « Le monde ferme les yeux, ne veut pas voir, ne veut rien dire et plaide la neutralité. Il y a aussi le gouvernement du Québec qui finance le combat de Rio Tinto Alcan par le biais de l'entente qui la lie à Hydro-Québec sur les échanges d'électricité ».
