« Le refus du gouvernement conservateur de reconnaître la nécessité pour le Québec de bénéficier d’un statut particulier quant à son poids politique nous montre que le gouvernement de Stephen Harper accorde bien peu de valeur à la reconnaissance de la nation québécoise. Il faut également noter que, contrairement à ce qu’ils prétendent, les conservateurs ne respectent même pas le poids démographique du Québec lorsque l’on exclut du calcul la population des trois territoires », a rappelé le porte-parole du Bloc Québécois.
Pierre Forest a par ailleurs rappelé que l’Assemblée nationale du Québec a adopté plus d’une motion unanime exigeant que le gouvernement fédéral renonce à déposer tout projet de loi qui aura pour effet de diminuer le poids politique du Québec. « Encore une fois, le gouvernement Harper fait fi des consensus québécois ! Garder le poids politique actuel est un minimum en considération des concessions répétées du Québec depuis les quelques 150 dernières années et, surtout, de la nécessité pour le Québec de disposer des outils qui lui permettent de préserver sa différence », a-t-il déclaré.
« On peut se questionner sur la pertinence d’un projet de loi qui, non seulement ne respecte pas le poids politique du Québec mais, en plus, fait augmenter le nombre total de députés à la Chambre des communes. Alors que le gouvernement Harper sabre dans les programmes et les services à la population pour des raisons de restrictions budgétaires, il augmente le nombre de sièges à la Chambre des communes. Une telle mesure entraînera forcément des coûts. Encore une fois, on constate que les priorités du gouvernement Harper sont dictées par des intérêts partisans. Clairement, ce projet de loi avantagera l’Ontario et les provinces de l’Ouest », a conclu Pierre Forest.
