De passage dans la région ce jeudi, Jean Charest a, en effet, souligné la qualité des nombreuses infrastructures déployées dans la région. La route 175 en parachèvement, le port Saguenay, l’aéroport de Bagotville, créent un réseau très enviable, a fait valoir celui-ci.
« D’ailleurs, la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, vous a fait ce matin, un beau compliment, en déclarant que leur port de mer, se situait au Saguenay-Lac-Saint-Jean », a révélé Jean Charest. Dans le cadre de la tournée, Cap Nord, Jean Charest a énoncé qu’il était difficile d’avancer des chiffres précis en terme de retombées, mais s’est montré optimiste, évaluant entre 12 % et 16 %, les redevances que le Québec était en mesure de récupérer. « En impôts, le Québec récupèrera 28 % de plus que les autres provinces », a estimé le chef du parti libéral.
Le déploiement du projet sur 25 ans est le gage d’investissements majeurs, qui vont se traduire par une opportunité d’emplois pour la région, a poursuivi le PM.
« Il y a un boum de l’emploi actuellement dans le Nord et ça touche votre région également. On parle d’emplois bien rémunérés. Le plan Nord, c’est une fenêtre ouverte sur la 2e et 3e transformation ».
Conflit de travail RTA
Par ailleurs, à l’égard du conflit opposant RTA et les travailleurs en lock-out de l’usine d’Alma, M. Charest s’est contenté d’annoncer qu’il entendait demander aux dirigeants de retourner à la table de négociations.
« Les ententes commerciales ne sont pas faites dans la perspective de lock-out et nous avons une relation à long terme avec RTA. Je ne peux pas me mettre à la place des parties », a-t-il indiqué.
À l’endroit de la situation de Produits Forestier Résolu, Jean Charest a avoué que l’industrie forestière était affectée par la crise immobilière du côté des États-Unis.
Venu exposer les grandes lignes du Plan Nord, le premier ministre avait aussi donné rendez-vous à quelques centaines de chefs d’entreprises interpellés par le développement du grand Nord Québécois. À long terme, les investissements déployés pour le Plan Nord sont évalués, à 80 milliards $.

