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Pratiquer le Kitsurf devient accessible

JEAN-MICHEL BOUCHARD, CATHERINE Laberge, Hugo Garon-Bouchard et Laurence Lacerte posent fièrement devant leur réalisation.(Photo: Laurie Gobeil)

JEAN-MICHEL BOUCHARD, CATHERINE Laberge, Hugo Garon-Bouchard et Laurence Lacerte posent fièrement devant leur réalisation.(Photo: Laurie Gobeil)

Publié le 17 Juin 2008
Publié le 27 Juillet 2010
Laurie Gobeil

Avec la nouvelle Coopérative O’Soleil

Si vous êtes passé devant le pont situé entre St-Gédéon et Métabetchouan en vous demandant qu'est-ce qui s’était installé à droite dans le bâtiment près de la Belle-Rivière et bien, ne cherchez plus. Offrant une multitude de services, dont la possibilité de suivre des cours de Kitsurf, la Coopérative O’Soleil, une initiative de cinq jeunes mordus de plein air vient tout juste d’ouvrir ses portes.

Sujets :
école de Kit , UQAC , Coop , Québec , Européens , Véloroute

Parmi les jeunes, Catherine Laberge, Jean-Michel Bouchard et Hugo Garon-Bouchard proviennent de la région tandis que Laurence Lacerte est originaire de Grand-Mère et Stéphanie Fournier-Lepage de Rivière-du-Loup.

Chacun apporte sa touche. «Je pense qu’on a carrément une autre vision de ce qui se fait. On a pris des idées de partout. Stéphanie a resté un an en République dominicaine. Laurence a vécu pendant cinq ans à l’extérieur du Québec… On trouvait que ça manquait un genre de place comme ça», souligne Catherine Laberge.

Suivant des cours en gestion de l’hôtellerie et restauration du terroir, un nouveau certificat offert à l’UQAC, Stéphanie Fournier-Lepage a toujours baigné dans l’univers de la restauration par l’entremise des entreprises de ses parents. Laurence Lacerte et Hugo Garon-Bouchard ont complété un baccalauréat en plein air. Jean-Michel Bouchard est celui qui s’occupe du côté informatique de l’affaire ayant lui-même complété un bac en génie informatique.

Il y a trois volets à la Coopérative. Ce que les cinq comparses offrent, c’est en premier plan la possibilité d’essayer un sport hors du commun: le Kitesurf. Grosso modo, ça veut dire se déplacer sur l’eau à l’aide d’une planche spécifique et d’un cerf-volant. À l’aide d’un instructeur qualifié de niveau II en la personne de Hugo Garon-Bouchard, les touristes ou les gens résidents dans la région peuvent suivre des cours dans cette seule école de Kit.

L’autre volet, c’est la boutique jumelée à un centre de location. Cette dernière offre des vêtements de Kit ou de créateurs québécois avec notamment la collection Voyou qui se spécialise en vêtement de skate, snow et ski pour fille. Les clients peuvent aussi louer des Kits, vélos, kayaks et canoë. Que ce soit avec les vêtements, la nourriture ou les fournisseurs, les fondateurs de la Coopérative O’Soleil veulent favoriser ce qui est fait en région le plus possible ou du moins au Québec.

Le café bistro-santé est le 3e volet de la coopérative. Sur place, les déjeuners sont servis de 7h30 à 11h et le restant de la journée les repas–santé sont disponibles. La volonté d’utiliser les produits régionaux se constate avec les fromages, la charcuterie, etc.… «On ne fait rien venir de l’extérieur. La plupart des menus sont étudiés pour être le plus santé et bio. On essaie d’encourager aussi l’intercoopération alors on encourage le café Cambio», d’expliquer la directrice adjointe Catherine Laberge. Présentement, les membres de la coopérative sont en pourparlers avec L’échappée bleue et la Coop verte dans le but de créer des partenariats. «On sait que les entreprises de plein air, souvent, ça nécessite beaucoup de frais alors nous autres, on sait dit qu’on ne se fera pas avoir en ouvrant juste un volet. Comme ça, on va avoir de bien meilleures chances de survie à long terme puis on vise plusieurs marchés. Déjà on a eu quelques Européens », soutient-elle. À l’intérieur du café-bistro, un ordinateur ainsi qu’une connexion sans fil seront disponibles.

Petit historique

L’idée de se partir en affaire est due en grande partie à Hugo Garon-Bouchard qui possède déjà son école de Kit depuis deux ans, mais qui ne disposait pas de local. Les membres de la coopérative ont tous embarqué dans ce projet conçu un peu par tout le monde. Le site a été facilement identifiable. «On trouvait que le coin était très intéressant avec la proximité de la plage, la marina tout près, de même que la Véloroute. Le stationnement très grand offre aussi plusieurs possibilités. C’est un site exceptionnel en plus, les gens connaissent ça ici», de souligner Jean-Michel Bouchard. Ce qui les a fait penser que leur projet était réalisable, ce sont les gains qu’ils ont faits à différents concours à Laval ou celui d’entreprenariat CEE de l’UQAC. Avec ce dernier prix, ils participent au Concours en entreprenariat du Québec le 17 juin prochain. «Ça nous a motivé. Après avoir gagné, on a commencé à travailler d’arrache-pied. Quand on a participé au premier concours, on n’avait pas grand chose de fait. C’était quand même une grosse Université. J’étais assise dans ma chambre, puis la chose à laquelle je m’attendais le moins c’était de me lever», se rappelle Catherine Laberge. Tous ont commencé à travailler sur le projet activement au mois de septembre dernier et légalement, la coopérative a vu le jour en janvier. Pour les cinq partenaires, le choix de la coopérative s’est avéré le meilleur. «Aussitôt que tu dis à quelqu’un que tu pars en affaires et que tu es cinq, les gens disent que ça n’ira pas bien, que c’est trop de monde, trop de têtes dirigeantes», explique le directeur Jean-Michel Bouchard. «Dans une coopérative, toutes les règles sont déjà établies, si quelqu’un veut partir ou rentrer, c’est facile pour prendre les décisions», souligne-t-il. «Ce n’est pas celui qui a le plus d’argent qui a le plus de vote. On est allé suivre une conférence à Québec. On s’est tous regardés après en se disant que c’est ça qu’on voulait. Plus on en parlait plus on était emballés par la forme», de conclure Catherine Laberge. Arrivé au moment de choisir un nom, un seul mot venant en tête de tous: soleil. En lien avec la vocation de l’entreprise, il a aussi fait partie du nom d’un ancien bar situé au même endroit de 1980 à 1992. «On a fini par s’attacher à ce nom là», indique-t-elle. Pour l’avenir, plusieurs idées sont sur la table. «Le volet plein air est à développer. L’idée d’offrir de longues expéditions n’est pas écartée», précise Jean-Michel Bouchard. En attendant, la Coopérative O’Soleil se réjouit des partenariats qu’elle a créés avec Kitebroker, Concept Air, de même que ceux qui vont se tisser dans l’avenir avec possiblement l’organisation de la St-jean au Lac. Il est possible de visiter le site de la coopérative O’Soleil au: www.osoleil.ca.

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