C’est drôle comme on se retrouve trois ans plus tard.
Le Canadien à nouveau face aux Bruins. J’aime cette série parce que le Canadien entend se faire justice auprès des gros bras en déployant une attaque vive et intelligente.
Mais j’aime particulièrement celle de 2008 parce que pour toujours je me souviendrai que c’est cette série que j’ai vue en premier avec mon petit lionceau dans les bras. Le vendredi après-midi mon épouse a donné naissance à notre petit blond. Quelques heures plus tard, entre deux changements de couche, trois tétées et quatre crises de larmes, un moment précieux. Mon garçon dans mes bras, je regarde, debout devant la télé de l’Hôpital de Valleyfield, le match Canadien-Bruins. Une échappée, le but. Le plus beau but au monde. Et je chuchote dans l’oreille de mon champion qu’un jour je célébrerai son but à lui. Ou encore, je me lèverai d’un bond quand il arrêtera un adversaire en échappée. Je lui ai dit aussi que j’applaudirai sa passe dans la zone de touché, que je courrai avec lui sur son premier simple au champ opposé, que je jouerai du Vuvuzela quand il marquera un but en or.
Mais je l’ai rassuré en lui disant de prendre son temps. De grandir et de faire lui-même ses choix. S’il ne veut pas faire de sport, je le respecterai et je l’encouragerai comme un père, fier de son fils comme je le suis, sait le faire.
Vas-y mon homme! Et en passant, joyeux anniversaire.
