Mais quel contraste entre les deux événements ! L’un est associé à la colère des gens alors que l’autre fait appel à l’espoir, au début d’une nouvelle vie dans une nouvelle terre d’accueil.
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La direction d’Équipe Lac-St-Jean-Est accueillait huit récipiendaires dans le cadre de la stratégie MigrAction.
Ces gens sont d’anciens résidents de la région ou proviennent de Montréal et même du Burkina Faso.
Ils ont un point en commun : ils ont décidé que la région convenait parfaitement à leur nouvelle vie et leur nouveau travail.
Le représentant burkinabé a découvert le Lac-St-Jean par l’entremise du Centre de solidarité internationale. Depuis novembre dernier, il fait partie des citoyens officiels de ville d’Alma avec sa conjointe, coopérante pour le CSI et leur premier enfant.
Pour un autre, médecin vétérinaire originaire de Montréal, il a trouvé ici un travail à sa mesure, mais surtout, un grand espace pour combler sa soif de liberté et de qualité de vie.
Chacune des petites histoires que les huit personnes ont racontées soulève ce désir de revenir en région natale ou de découvrir une terre d’accueil où la qualité de vie prime avant tout.
Ils ont reçu un boni à l’établissement qui peut représenter jusqu’à 750 $ pour une personne qui achète une maison ici.
Le montant est symbolique, mais témoigne du désir des organismes du milieu d’aider les gens à venir s’établir ici.
Équipe Lac-St-Jean-Est regarde à plus long terme, soit ce moment où il deviendra de plus en plus difficile de trouver une main-d’œuvre compétente pour combler les postes laissés vacants par les nombreux départs à la retraite.
Chose certaine, c’est un vent de fraîcheur que ce programme apporte dans notre milieu.
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Complètement à l’opposé, lundi soir dernier, si on avait mis en place une éolienne à l’intérieur de la salle du conseil, le vent de colère des contribuables en aurait fait tourner les palles à pleine vitesse.
Le dossier piétine et les élus de St-Gédéon sont coincés entre une promesse de soutenir le projet de Val Éo et de nombreux résidents qui ne veulent rien savoir de visualiser dans leur paisible paysage rural des moulins à vent d’une dimension gigantesque et qui produisent un bruit à rendre fou 24 heures sur 24.
Comme tout débat où l’émotivité prend le dessus, lundi soir, il y a eu des dérapages avec ces attaques personnelles envers les élus qui n’ont pas leur place et n’ajoutent rien de constructif au débat.
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Les opposants ont fait entendre leur voix. Le déroulement normal des choses va prendre la relève avec le Comité d’évaluation globale du projet éolien créé par la municipalité, le débat à la table de la MRC pour obtenir l’aval, le dépôt à Hydro-Québec le 6 juillet, l’acceptation du projet par la société d’État, les audiences du BAPE, etc… À travers toutes ces étapes, on s’entend que le vent a encore amplement le temps de changer de bord !

