Le tout ne s’est pas fait sur le champ, mais bien sur plusieurs années, presque tronçon par tronçon, avec le résultat qu’aujourd’hui, l’organisation jouit d’un droit de passage que personne en remet en question.
Le monde de la motoneige est actuellement plongé dans une crise sans précédent. Les agriculteurs qui permettent depuis tant d’année la circulation des motoneiges (et des quads maintenant) sur leurs terres remettent en question ce droit et l’utilisent même comme arme de pression sur le ministère de l’Agriculteur dans leur actuelles revendications en rapport avec l’assurance récolte.
Les avis sont grandement partagés sur la question. D’une part, tout le monde réalise l’importance de l’agriculture dans notre région et ont une tendance naturelle à appuyer les revendications de ces travailleurs de la terre.
Mais d’autre part, les revendications de l’UPA heurtent de plein fouet une industrie touristique fragile: la neige tombe pour tout le monde et pas juste au Saguenay—Lac-St-Jean. Si les sentiers de motoneige ne sont pas ouverts cet hiver, les motoneigistes iront voir ailleurs si la neige est plus blanche, un point c’est tout.
Les lucratives retombées économiques directes de ce sport tomberont ailleurs, dans d’autres régions et l’on devra faire notre mea-culpa de notre organisation touristique d’hiver.
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En même temps que l’UPA bloque les sentiers et revendique haut et fort des changements au projet de modification de l’assurance récolte, des agriculteurs siègent sur un comité mis sur pied dans Lac-St-Jean-Est pour tenter de trouver une solution permanente aux droits de passage pour les sentiers de motoneige et de quad.
La réflexion politique en est rendue à ce stade et le milieu devra suivre car il y a une logique implacable qui se traduit derrière cette volonté: il faut consolider les assises de l’industrie touristique reliée à la motoneige et cette consolidation passe inévitablement par l’établissement de sentiers permanents, propriété du gouvernement ou des MRC mais qui seront à l’abri de toute tentative de blocage.
La réflexion s’amorce mais déjà, elle porte sur l’utilisation restreinte de bandes de terres en milieu agricole.
On assisterait ainsi à la naissance de sentiers communs: trois saisons consacrées au VTT et une quatrième saison, de 15 à 16 semaines intensives, consacrée à la motoneige.
La même infrastructure de base servirait aux deux sports, la motoneige déjà solidement implantée et le sport du quad en pleine croissance.
Le meilleur des deux mondes empruntant un seul sentier.
Est-ce réaliste et pensable ?
À mon sens oui. On partage entre clubs les frais d’entretien, de mise en place des ponceaux, du déboisement, etc… De plus, on utilise sensiblement la même signalisation.
Après tout, un détour à 90 degrés, que tu le prennes en motoneige ou en quad, ça reste un détour et un arrêt obligatoire, c’est universel !
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple!

