En cette Semaine nationale de prévention du suicide, la direction du Centre de prévention du suicide 02 met de l’avant précisément cette thématique: « Le suicide n’est pas une option ».
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Des CPE comme celui de notre région, il en existe maintenant partout au Québec et l’effet s’est fait sentir.
En effet, depuis 10 ans, le nombre de suicides au Québec suit une courbe constante vers le bas et statistiquement parlant, on parle d’une diminution de 32 % en 10 ans, soit de 1999 à 2009. En fait, on est passé de 1620 suicides en 1999 à 1068 en 2009.
Il reste tout de même qu’en moyenne, trois personnes s’enlèvent la vie chaque jour dans la province, ce qui mérite largement que l’on en parle ouvertement.
Il reste cependant de grands tabous envers le suicide.
Quand les gens regardent les avis de décès dans les journaux et qu’ils voient le visage d’un jeune, ils ont la curiosité d’aller voir si ce jeune est décédé dans un accident ou s’il s’est suicidé. On pense encore que le phénomène appartient aux jeunes. Pourtant, c’est auprès de ce groupe d’âge que la progression pour prévenir le suicide a connu le plus de succès.
Dans ces mêmes avis de décès, il y a cependant tous ceux qui meurent par suicide et dont l’âge n’attire pas nécessairement l’attention. Ce sont les oubliés.
Selon les plus récentes données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), en 2009, 440 personnes de 50 ans et plus sont décédées par suicide au Québec, sur un total de 1068 pour l’ensemble des groupes d’âge. En 1999, 441 personnes de 50 ans et plus sont décédées par suicide au Québec, sur un total de 1620 pour l’ensemble des groupes d’âge. C’est donc dire que les personnes de 50 ans et plus représentaient 27 % des décès par suicide en 1999 et que cette proportion est passée à 41 % en 2009.
Également, le problème reste encore plus présent chez les hommes alors qu’ils représentent 77 % des décès de ce genre. Il s’agit d’une légère diminution, preuve que les hommes osent maintenant demander de l’aide.
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L’être humain a cette tendance à tout vouloir mettre en chiffres et en statistiques pour étaler et comprendre ses émotions.
Mais au-delà de tous ces chiffres sur le suicide, il y a ceux qui restent. Le suicide, c’est loin d’être une délivrance, car ça laisse des traces à tout jamais pour ceux qui restent.
Le grand défi pour le personnel du Centre de prévention du suicide, c’est maintenant d’adapter ses moyens et programme pour rejoindre davantage les gens là où ils sont maintenant, sur les réseaux sociaux.
Internet demeure un fabuleux moyen pour véhiculer les messages positifs sur le suicide.
Essayez juste de trouver le lien « Lettre à Vincent ». Il s’agit d’une lettre qu’un père adresse à son fils qui s’est suicidé à l’âge de 16 ans, le 14 décembre 2009.
Votre vision de la vie et du suicide en sera transformée à jamais.

