Vous avez beau échanger le qui pour le quoi, ça ne changera rien.
Pour la quatrième fois en moins de sept ans, les Canadiennes et les Canadiens se retrouvent plongés dans une élection dont personne ne voulait.
Pourtant, le 2 mai prochain, chacun sera invité à faire son devoir et à prendre quelques minutes de son temps pour aller voter.
Dans l’édition de cette semaine du journal Le Courrier du Saguenay, notre pendant à Saguenay, Dominique Savard, la directrice de l’information, s’interroge tout haut sur les moyens pour inciter son fils à aller voter. Ce sera la première fois qu’il aura le pouvoir d’exercer son droit démocratique.
Ce même questionnement, on devrait l’appliquer à l’ensemble de la population.
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Si on fait une petite recherche sur Internet en relation avec le taux de participation aux dernières élections fédérales, statistiquement, on en arrive aux mêmes résultats.
Depuis 2000, de façon systématique, élection après élection, de moins en moins de gens se rendent aux urnes alors que l’on a la chance de demeurer dans l’un des pays les plus démocratiques de la planète.
Allez y comprendre quelque chose.
Le taux de participation au vote du 14 octobre 2008 était d’environ 59,1 % de la population, selon les données d’Élections Canada. Un record, de faiblesse, par rapport aux précédentes élections.
Le taux de participation aux élections s'érode régulièrement depuis 1988, témoignant de la volatilité de l'électorat canadien. Le taux de participation aux scrutins fédéraux est ainsi passé de 75,3 % en 1988, à 60,9 % en 2004. Aussi, les spécialistes, et les candidats, s'interrogent: la remontée observée en 2006, avec un taux de participation qui a atteint 64,7 %, était-elle le signe d'un inversement de tendance? Non, car en 2008, la chute a été drastique.
Les optimistes vont dire que six électeurs sur dix sont allés voter en 2008.
Les pessimistes vont répliquer du tac au tac que quatre Canadiens sur dix se foutent royalement de la politique fédérale.
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Comme le dit la charade, pour être élu, il faut des voix. Et pour qu'il y ait des voix, il faut des électeurs.
Mais, pour qu’il y ait des électeurs, faudrait-il qu’il y ait des candidats intéressants et que les partis politiques confondus fassent preuve d’imagination, de discernement et d’une véritable attention envers ces mêmes électeurs.
J’ai un dégoût prononcé pour le style de campagne que les partis mènent depuis quelques élections.
On fait campagne pour la « cote » au bulletin de nouvelles du soir. La petite phrase-choc qui va allumer les journalistes au point où c’est tout ce qui va ressortir aux nouvelles. Une journée électorale résumée dans une petite vidéo de 15 secondes.
Selon vous, est-ce que l’avenir d’un pays tient à bien plus que ça ?
Malheureusement, l’avènement des médias électroniques a modifié de façon radicale les campagnes électorales. Dans les comtés, les candidats se rabattent avant tout sur les grands enjeux nationaux que les chefs véhiculent ad nauséabond.
Les thèmes locaux sont rapidement éclipsés et se résument très souvent aux mêmes petits dossiers à défendre. La plate-forme nationale fait enjeu de tout.
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Le 2 mai, irez vous voter et ferez ainsi partie des optimistes qui croient encore aux changements ou encore, vous abstiendrez-vous d’aller voter ?
Élire ou subir le prochain gouvernement : à vous de choisir!

