Ouverture du Forum québécois sur l'énergie sur fond de manifestation pacifique

Antoine
Antoine Tremblay
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Le premier Forum québécois sur l'énergie s'ouvrait ce soir à Shawinigan. C'est une poignée de manifestants pacifiques qui accueillaient les visiteurs à Espace Shawinigan. Ceux-ci se questionnaient à l'effet que le Forum n'aborde que le thème pétrolier. «Pourquoi n'ont-ils pas inclus les gaz de schiste et le nucléaire? En même temps, nous voulons faire prendre conscience aux gens que tout ça existe. Nous continuons le combat contre ces deux sources d'énergie. L'objectif de cette manifestation se veut totalement pacifique.»

Le conférencier, James Howard Kunstler, auteur du livre The long emergency, urbaniste et critique de société, a fait un état critique et alarmant de la situation du pétrole en Amérique du Nord.

Il note que plusieurs systèmes nous mèneront tôt ou tard vers l'irréversible. «Les catastrophes vont nous dire plusieurs choses au sujet du pétrole. Ce n'est pas où se trouve le pétrole, mais où aller le chercher et qu'elle sera les moyens pour aller le chercher», soulève-t-il entre autres.

La majorité des quatre panélistes qui ont débattu sur ce sujet n'étaient pas tout à fait en désaccord avec ce constat, ni en accord. «C'est une version très américaine de l'état de la situation. On fait des paradoxes. On pense changer, mais dans les faits nous continuons nos mauvaises habitudes, soulève Pierre-Olivier Pineau. Il faut qu'il y ait une conscientisation de tous. Il faut que le citoyen agisse et qu'il se sente soutenu.»

La ministre Pierre Arcand, qui a été interrompu dès le départ par des manifestants revendiquant le non au nucléaire et aux gaz de schiste, n'a pas semblé très ébranlé par la manifestation.

D'emblée, il a affirmé qu'il était fier de vivre au Québec. «Sur le principe général, je crois que nous sommes chanceux d'être ici. Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais je crois que nous sommes dans une bonne position.»

M. Arcand stipule que le gouvernement fait sa part des choses pour réduire l'emprise de la société à notre dépendance au pétrole. «Nous avons eu des rencontres avec l'industrie maritime pour augmenter l'industrie par bateau. Au niveau des camions, on a changé à trois reprises le niveau d'émission. J'arrive bientôt avec un programme pour qu'il y ait des certifications, on travaille sur des programmes pour faire en sorte que nous sommes de moins en moins dépendants.»

Par contre, au niveau de la mobilité, le ministre reconnait qu'elle est en hausse de 30% par rapport à 1990. «Nous avons un rôle de leadership à donner dans ce domaine. Nous essayons autant que possible d'aller de l'avant. La différence entre moi et les environnementalistes, c'est que j'avance pas mal moins vite que je le veux. Nous avons des réalités économiques.»

Le ministre a même tempéré que les intérêts ne sont pas les mêmes pour tous. Il a cité en exemple la fermeture de la pétrolière Shell à Montréal. «Pour un ministre de l'environnement, ce n'était pas une si mauvaise nouvelle», admet-il. C'est là que le problème de société s'impose.»

Organisations: Forum québécois sur l'énergie sur fond de manifestation pacifique

Lieux géographiques: Amérique du Nord, Québec, Montréal

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