Le président de l’exécutif du Bloc Québécois de Roberval—Lac-Saint-Jean, Claude Pilote, candidat défait lors de l’élection de septembre 2007 dans le comté, agissait comme guide à André Bellavance, député de Richmond–Arthabaska,, vice-président du caucus du Bloc Québécois et porte-parole du en matière d'Agriculture et Agroalimentaire; du député de Montcalm, Roger Gaudet, porte-parole adjoint en matière d'Infrastructures et Collectivités et du député de Chambly–Borduas, Yves Lessard, porte-parole en matière de Ressources humaines et Développement social.
« Au lieu de prendre leurs responsabilités afin d’aider les gens, Stephen Harper et Michael Ignatieff ont plutôt choisi de former une coalition libérale-conservatrice, une coalition qui va à l’encontre des intérêts du Québec. Heureusement que le Bloc Québécois est là pour défendre les priorités et les valeurs des Québécoises et des Québécois », lance d’un trait André Bellavance.
Naturellement, de se retrouver dans le comté Roberval—Lac-Saint-Jean durement affecté par la crise économique et forestière, les représentants du Bloc n’ont pas manqué de faire le bilan des deux ministres en place, Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel.
« Le bilan de la dernière session nous montre que les conservateurs et leurs alliés libéraux ont été incapables d’apporter des réponses aux besoins des Québécoises et des Québécois. Tous deux appuient un plan de lutte à la crise nettement insuffisant, et surtout extrêmement injuste pour le Québec. Pour eux, la reconnaissance de la nation québécoise n’est que purement symbolique et c’est pourquoi ils ont refusé d’accompagner cette reconnaissance de mesures concrètes », de poursuivre Claude Pilote.
Selon les membres du Bloc, la dynamique est fort simple: les conservateurs proposent systématiquement des mesures néfastes pour le Québec et contraires aux valeurs des Québécoises et des Québécois, et ils peuvent toujours compter sur le soutien fidèle des libéraux de Michael Ignatieff.
Ils dénoncent dans ce même esprit l’attitude partisane des deux ministres régionaux qui votent en faveur de la ligne de parti au lieu de défendre les intérêts du Québec et de leurs concitoyens.
« Le plan de relance des conservateurs pour contrer les effets de la crise économique ne convient pas au Québec et il lui est même néfaste sous plusieurs aspects. Ce plan ne comporte aucune mesure significative pour l’industrie forestière ou pour l’industrie manufacturière du Québec, pas de bonification à l’assurance-emploi et pas d’investissement dans l’industrie verte. Il propose en lieu et place de nouvelles coupes en culture, un plafonnement des paiements de péréquation et aucune indemnisation au gouvernement du Québec pour l’harmonisation de sa taxe de vente avec la TPS. Ce plan crée également un organisme fédéral des valeurs mobilières rejeté par le Québec et qui saignera littéralement le secteur financier de Montréal. Or, ce plan n’aurait pas pu être mis en œuvre sans le soutien des libéraux de Michael Ignatieff, qui a encore une fois sauvé le gouvernement en appuyant les crédits budgétaires », rappelle André Bellavance.
Au chapitre forestier, les représentants Bloc en ont long à dire.
« C’est le Bloc Québécois qui défend à Ottawa l’industrie forestière, alors que les autres partis n’ont d’yeux que pour l’Ontario. Les conservateurs ont laissé tomber le Québec au moment où les travailleuses et les travailleurs de l’industrie du bois connaissent leurs moments les plus difficiles. Malgré les demandes répétées du Bloc Québécois, le gouvernement conservateur refuse d’accorder des garanties de prêts à l’industrie forestière. Stephen Harper et son entourage ont misé ailleurs. Ils ont choisi d’aider les secteurs de l’auto en Ontario et du pétrole dans l’Ouest et Michael Ignatieff et ses libéraux se sont contentés d’applaudir. De son côté, le Bloc Québécois a proposé tout un train de mesures s’adressant autant aux entreprises qu’aux travailleuses et aux travailleurs, afin de les aider à passer à travers la crise », explique pour sa part Roger Gaudet.
Finalement, Yves Lessard qualifie de comité bidon celui mis sur pied pour étudier les problèmes de l’assurance-emploi
« Le Bloc Québécois s’est porté à la défense des gens qui perdent leur emploi en proposant des améliorations à l’assurance-emploi. À force de persévérance, nous avons obtenu le prolongement des prestations, mais c’est toujours insuffisant puisque nos consultations nous ont démontré qu’il est nécessaire d’abolir le délai de carence, pour procurer à nos travailleurs au chômage un chèque supplémentaire immédiatement disponible. Les Québécoises et les Québécois ne peuvent compter sur les libéraux parce que ce sont eux qui ont sabré dans l’assurance-emploi et pillé des milliards à même sa caisse. Quant aux conservateurs, ils n’ont fait que perpétuer ce régime destiné à priver les travailleuses et les travailleurs de ce qui leur appartient. Le prétendu comité annoncé conjointement par les conservateurs et les libéraux n’est qu’une coquille vide puisque les maigres solutions qu’il entend nous proposer, si solution il y a, sont déjà connues et viendront trop tard », a enchaîné Yves Lessard.
Le Bloc tire à boulets rouges sur les Conservateurs et les Libéraux
DEVANT LA CARAVANE du Bloc Québécois affichant la photo du chef Gilles Duceppe, on retrouve dans l’ordre André Bellavance, Claude Pilote, Roger Gaudet et Yves Lessard.(Photo: France Paradis)
La Tournée estivale des députés
La caravane de la tournée estivale des députés du Bloc Québécois s’est arrêtée mercredi à Alma et les représentants en ont profité pour tirer à boulets rouges sur les Conservateurs et les Libéraux. Dans une région hautement forestière, représentée par deux ministres dans le cabinet Harper, les députés du Bloc disposaient d’amplement de munitions pour pourfendre la « coalition Libérale-Conservatrice » qui travaille à l’encontre des intérêts du Québec.
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