Voulant démontrer que le dossier progresse rondement, la MRC Lac-St-Jean-Est et ses partenaires, soit le Club des motoneigistes Lac-Saint-Jean et la Chambre de commerce et d’industries Lac-Saint-Jean-Est, a remis ce jeudi les premiers chèques de compensation aux propriétaires terriens qui acceptent que les sentiers de motoneige passent sur leurs terres. D’ici la mi-juillet, la direction de la MRC espère avoir complété le travail d’analyse de chaque dossier et être en mesure d’émettre toute la série de chèques qui devraient représenter une somme ne dépassant pas 1000 000 $, tel que convenu en début de saison, à l’automne dernier.
Pour en arriver à ce premier résultat concluant, il aura cependant fallu tout un travail de la part du cartographe et de la responsable de l’urbanisme à la MRC Lac-St-Jean-Est.
À partir de points de GPS captés par les surfaceuses opérant l’entretien des sentiers, on a ainsi cartographié de façon extrêmement pointue la caractérisation du sol pour chacun des mètres et des kilomètres de sentiers. En superposant ce modèle géo spatial aux cartes aériennes du territoire, on a ainsi positionné au mètre près les sentiers, facilitant d’autant la mesure des distances et le repérage de chaque type de sol emprunté par le sentier.
On retrouve ainsi 135 km en milieu agricole, 22 km en milieu forestier non productif, 137 km en milieu forestier productif, 19 km sous les lignes de transmission électrique et les sablières et 20 km en milieu urbanisé.
Après de longues négociations avec les propriétaires concernés dont le Syndicat de base Labarre, Secteur Nord et Belle-Rivière de l’UPA, un modèle monétaire de compensation a été élaboré tenant notamment compte de l’équité entre les diverses utilisations des sols.
On a ainsi fixé à 500 $/km la compensation en milieu agricole, soit un total de 67 500 $; 100 $/km en milieu forestier non productif, soit un total de 22 000 $; 180 $/km en milieu forestier productif, soit un total de 24 660 $; 75 $/km sous les lignes de transmission électrique et sablière, soit un total de 1425 $ et 210 $/km en milieu urbanisé, soit un total de 4200 $.
Cette forme de compensation représente quelque 99 985 $, ce qui respecte l’engagement de verser cette année 100 000 $ sous forme de compensations.
Satisfaction
« L’objectif de récolter 100 000 $ pour verser en compensation pour l’acquisition de droits de passage a été atteint. La MRC Lac-St-Jean-Est et le Club de motoneigistes Lac-Saint-Jean s’étaient engagés à investir une somme de 33 300 $ alors que la Chambre de commerce et d’industrie de Lac-St-Jean-Est, en collaboration avec Tourisme Alma Lac-Saint-Jean a réussi à récolter une somme équivalente auprès des commerces et entreprises de la MRC ce qui a permis d’assurer la réussite de notre plan d’action qui se distingue puisqu’il fait appel à la concertation de tous les intervenants qui bénéficient des retombées de l’industrie de la motoneige chez-nous », s’est réjouit le préfet André Paradis.
Un atlas de chaque municipalité a ainsi été créé pour permettre de bien situer chaque kilomètre de sentier dans chacune des 14 municipalités de la MRC.
« Notre plan d’action se distingue puisqu’il fait appel à la concertation de tous les intervenants qui bénéficient des retombées de l’industrie de la motoneige chez-nous » - — André Paradis, préfet de la MRC Lac-St-Jean-Est
Le secteur Nord est présentement complété. Dans le secteur Sud, la municipalité d’Hébertville est complétée et les autres devraient suivre d’ici quelques semaines, au même titre que la couronne entourant Ville d’Alma.
Quand ce travail sera complété, le calcul de la compensation pour les deux autres années de l’entente se fera beaucoup plus facilement et rapidement.
Rappelons que le Plan d’action motoneige a été élaboré pour les saisons 2011-2012, 2012-2013 et 2013-2014. D’ici ce temps, la MRC espère que Québec aura déposé son plan québécois de compensation.
D’ici là, la formule mise de l’avant par la MRC Lac-St-Jean-Est sera maintenue.
À ce sujet, le préfet André Paradis a maintenu sa position quant aux tracés des sentiers de motoneige. L’idée du gouvernement est d’utiliser le plus possible les terres publiques.
Cependant, dans la majorité des cas, ces terres sont à la limite géographique de la MRC et des municipalités.
André Paradis considères qu’il est primordial que les sentiers passent à proximité des municipalités afin de maximiser les retombées économiques dans chacune des municipalités de la MRC.
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