André Paradis, maire de St-Henri-de-Taillon, préfet de la MRC Lac-St-Jean-Est et président de la Conférence régionale des élus a mis ce lundi son grain de sel dans la campagne électorale. Sans viser un candidat en particulier, André Paradis les invite directement à parler des vrais dossiers qui préoccupent les maires des municipalités du comté Lac-St-Jean au lieu de s’attarder sur les grands enjeux nationaux.
Irrité par la redondance dans la présente campagne électorale, après 13 jours, le préfet Paradis estime qu’il est grand temps que les candidats se préoccupent des vrais dossiers, ceux qui sont sur la table de la MRC depuis quatre ans et qui visent directement les citoyens et qui n’avancent pas.
« Les grands engagements jusqu’à maintenant sont tous des dossiers connus, le CMT, la voie de contournement, etc. On veut parler des vrais dossiers », insiste le préfet.
Lors d’une rencontre à son bureau de la MRC Lac-St-Jean-Est, André Paradis a fait part que depuis plusieurs semaines, les maires discutent entre eux de politique et de grands dossiers.
« Encore samedi, on (les maires) soupait à l’Ascension ensemble dans le cadre de leur festival et le sujet est venu sur la table. Je mets une rondelle en jeu et on verra », lance André Paradis.
Il affirme que ce qu’il dit tout haut, c’est ce qu’il entend depuis plusieurs semaines de la part des autres maires et des gens en général.
Invité à souligner quelques dossiers qui devraient faire partie des préoccupations des candidats, André Paradis parle notamment de celui de la motoneige et des droits de passage. C’est la MRC qui a pris le leadership dans ce dossier pour trouver une solution et on est toujours dans l’attente d’une décision du gouvernement. Pourtant, la motoneige rapporte des retombées économiques majeures pour la MRC et il faut s’en occuper.
« Après 13 jours de campagne, on doit discuter des vrais problèmes d’ici », - — André Paradis, préfet de la MRC Lac-St-Jean-Est et président de la CRÉ
« Il y a aussi toute la question de nos aînés et des résidences et services que l’on doit leur donner dans nos municipalités. Les cas de Labrecque et Ste-Monique sont particulièrement criants. Et que dire des multiples responsabilités que le gouvernement transfère aux municipalités sans pour autant y adjoindre les budgets. Également, comment se fait-il que dans nos dossiers, on se fait toujours dire non », question haut et fort André Paradis.
Ce dernier souligne que son intervention à ce stade-ci de la campagne vise avant tout à ramener le débat sur les enjeux locaux au lieu des enjeux nationaux et forcer les candidats à se compromettre sur les véritables enjeux pour les simples citoyens.
« Le premier vrai débat, ce ne sera que le 28 août prochain, devant la Chambre de commerce et on vote le 4 septembre. Après 13 jours de campagne, on doit discuter des vrais problèmes d’ici », réaffirme le coloré maire de St-Henri-de-Taillon, reconnu pour son style direct et son franc parlé.
André Paradis souhaite que sa sortie publique suscite des réactions et des prises de position de la part des candidats. Il est parfaitement conscient qu’il force la note dans cette campagne, mais estime qu’à titre de préfet, le maire des maires, qu’il lui appartient de le faire et de ramener le débat sur les vrais enjeux associés à chacune des municipalités qui composent la MRC.
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