Le comité peut même compter sur agente en prévention, Manon Lavoie, qui agit à titre de conductrice d’autobus scolaire mais qui est libérée, à la demande par le comité, pour mener diverses interventions dans les écoles auprès des groupes scolaires.
Notamment, dans le cadre de la présente campagne, elle visitera toutes les écoles et les classes du territoire, pendant trois semaines. À chaque endroit, elle se fait accompagner des chauffeurs d’autobus attitrés à chaque école pour la seconder dans la livraison de son message de sécurité.
Comme l’explique Louise Levesque, régisseur au transport scolaire à la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean et Serge Lefebvre du Groupe Autocar Jeannois et président du comité organisateur local de la campagne de prévention, le transport scolaire, sur le territoire de la cs Lac-Saint-Jean, c’est une grosse affaire.
Chaque jour, la cs doit voir au transport, à travers ses véhicules à contrat, plus de 4224 élèves dont 332 de niveau préscolaire, 1462 de niveau primaire, 2370 de niveau secondaire et 60 élèves de l’éducation des adultes (moins de 18 ans). Également, elle organise le transport pour quelque 14 élèves de son territoire qui fréquentent des écoles hors de sa juridiction (Riverside primaire et secondaire).
Elle gère également, pour quelque 442 élèves, une entente de transport avec une institution privée, le Séminaire Marie-Reine-du-Clergé et le Collège d’Alma.
Le coût d’opération pour 2008-2009 est estimé à quelque 5,3 M $ alors qu’elle transige avec sept compagnies de transport (autobus & minibus) une compagnie de berlines et possède elle-même un véhicule opéré en régie.
Chaque jour du calendrier scolaire, sur notre territoire, ce sont 71 véhicules scolaires, trois berlines et quatre véhicules adaptés qui sillonnent le territoire, de Desbiens à Sainte-Monique. Pour l’ensemble des véhicules, cela représente au-delà de 1 584 655 kilomètres dans le cadre de 557 parcours quotidiens, soit 100 817 annuellement.
Elle compte notamment un réseau de 411 arrêts sur son territoire, nonobstant les élèves qui sont cueillis à domicile.
Ainsi, l’organisation du transport scolaire doit tenir compte des contraintes d’horaire de ses 21 écoles primaires, ses quatre écoles secondaires et ses cinq centres de formation sur le territoire.
« On touche du bois car avec un pareil réseau, on imagine le nombre de risques auxquels nos conducteurs sont confrontés à chaque jour et ce sont eux, les conducteurs, qui sont les premiers intervenants en terme de sécurité. De mémoire, le dernier accident mortel en transport scolaire sur notre territoire remonte à 1979. On est chanceux et on ne relâchera pas sur la sécurité », lance Serge Lefebvre.
À la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, la campagne de sécurité, ça dure toute l’année. D’abord, en septembre, les jeunes du préscolaire sont tous rencontrés pour leur enseigner les bons comportements pour prendre l’autobus.
Puis, en octobre, on consulte le Comité de sécurité, les directions d’école et les conducteurs pour déterminer les thématiques qui seront abordées localement lors de la campagne de sensibilisation de février.
Finalement, à la fin de l’année, en mai, tous les élèves de 6e année sont rencontrés afin de leur donner les consignes de sécurité en prévision de leur passage au secondaire.
« Il y a plusieurs jeunes qui ont été piétons tout le temps de leur primaire. Mais là, au secondaire, ils prendront l’autobus et c’est un bon moment pour leur parler de comportement et de sécurité. Une fois rendu au secondaire, c’est plus difficile et on doit les aborder d’une façon différente », souligne Louise Levesque.
Également, soulignons en terminant qu’à la fin de l’année scolaire, les transporteurs organisent une grande fête pour les conducteurs et la direction de la commission scolaire est toujours présente lors de cet événement.
