Sans nier ce qui vient de se dérouler, il se tourne dorénavant sur les sélections de l’équipe nationale, qui auront lieu en décembre et en mars prochain.
«Avec du recul, je peux me dire que ce n’est pas parce que je ne ferai pas les Jeux que je ne suis personne! Ma carrière n’est pas terminée. Je suis encore jeune, je ne vis aucun problème chronique comme des maux de dos et je peux encore participer à des Coupes du monde», lance-t-il.
S’il a vécu de belles courses où il n’a pas manqué d’opportunisme comme sa 3e position au 500 mètres, c’est son positionnement qu’il l’a probablement nuit à d’autres moments. Il convient malgré tout pour dire que les athlètes qui l’ont battu étaient tout simplement meilleurs que lui.
«Je continue de dire que je suis plus en forme et rapide que je ne l’ai jamais été dans ma carrière. Je me suis aussi beaucoup amélioré au niveau psychologique, grâce à des techniques de concentration. Mais certaines habitudes techniques sont difficiles à changer», explique celui qui donne comme exemple la Corée, où les jeunes athlètes reçoivent un enseignement pointu très tôt et bénéficient des conseils des experts de toutes les sphères en plus de sommes gouvernementales faramineuses. Pour eux, bien patiner devient rapidement naturel.
«L’idéal serait que les athlètes d’ici arrivent sur l’équipe nationale déjà prêts et n’aient pas à vivre une période de transition. En ayant des programmes nationaux, c’est possible!»
«Nous on pense à ce que l’on devrait changer, mais les habitudes sont tellement incrustés que l’on n’arrive pas nécessairement à le faire», indique Rémi Beaulieu qui pense sérieusement à faire profiter les jeunes de ses connaissances. Mieux que ça, l’un des rêves qu’il caresse est de monter la structure complète d’un pays en patinage de vitesse.
«Depuis que je patine, j’ai rencontré plusieurs personnes influentes, des mentors. Je les regarde aller, je les écoute et j’aimerais faire comme eux», indique-t-il, sachant que ces personnes l’aideront à réaliser ses futurs rêves.
Conscient que le jour où il décidera d’arrêter de patiner, il sera difficile pour lui de trouver un métier ou un passe-temps qui le passionne autant et qui lui donne la même énergie, Rémi Beaulieu voit dans le coaching une belle avenue.
«Je sais que si j’entraîne un jour, je vais exiger le meilleur de moi-même comme au patin. Je vais vouloir être le meilleur coach qui soit», affirme l’athlète qui, en attendant de commencer cette carrière, recommence l’entraînement au mois d’octobre prochain.
Cap vers l’avenir!
En visite dans sa région d’origine, Rémi Beaulieu se projette peu à peu dans l’avenir plutôt que de trop repenser à l’épisode des essais olympiques qui vient à peine de se terminer.
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