Denis Verrette n’est est pas à ses premières armes en la matière car il a vécu toute une aventure enrichissante au plan humain et personnel, du 2 au 22 janvier 2008, alors qu’il était en Argentine pour s’attaquer à la plus haute montagne des Amériques, le Mont Aconcagua, une aventure de rêve à 6962 mètres d’altitude. En compagnie de sept autres Québécois et de deux guides, après 12 jours d’escalade et d’acclimatation au manque progressif d’oxygène, le 16 janvier 2008, Denis Verrette atteignait le sommet à 15 H 30, sous un ciel bleu radieux, au terme d’une ultime ascension de 11 heures.
Dans un petit courriel transmis au Journal lundi dernier (le 22 juin), Denis Verrette nous a fait part de son aventure. À la fin de l’été 2008, lors de sa première tentative d’escalade du mont Mc Kinley, il avait du abandonner en raison des conditions météorologiques vraiment défavorables.
Mais cette fois-ci, il peut ajouter ce sommet de l’Amérique du Nord à son palmarès.
Il nous fait part des réflexions suivantes concernant l’atteinte du sommet :
« Cette journée cruciale fut radieuse, jusqu'au moment d'aborder la crête sommitale (« Pig Hill »), alors que la brume et de forts vents se sont levés, transportant des bourrasques de neige. La visibilité en a été considérablement réduite, surtout pour moi, avec mes lunettes embuées, puis givrées. Avec six de mes sept camarades, nous avons néanmoins pu atteindre la modeste borne géodésique désignant le point culminant de la montage et, par le fait même, de l'Amérique du Nord. Nous avons regagne le « High Camp » (5240 mètres) à 1 h 30 le matin du 17 juin. Nous nous sommes employés lors des deux jours suivants à redescendre jusqu'au camp de base, d'ou de petits avions nous ont ramenés à Talkeetna, au matin du vendredi le 19 juin », relate-t-il d’un trait.
Et de poursuivre son récit: « Tout au long de cette expédition astreignante, j'ai pu bénéficier de conditions météorologiques globalement plus favorables que l'an dernier, en plus de faire partie d'une équipe peu banale, bien encadrée par l'Alaskan Mountainering School. Y figuraient, entres autres, la voyagiste japonaise Hiroko Tsuchiya, 44 ans, qui avait déjà atteint le sommet du Cho Oyu (8200 mètres), la sixième montagne du monde; le dermatologue américain Michael Piepkorn, 60 ans, qui avait gravi le sommet des 49 autres États américains et le documentariste écossais Mark Beaumont, 26 ans, détenteur d'un record Guiness de tour du monde a vélo. Mark Beaumont a d'ailleurs capté des images en vue d'un documentaire que produira la BBC en 2010. C'est malheureusement aussi notre équipe qui a été témoin de la chute mortelle de deux alpinistes en amont du « Medical Cam », à 4330 mètres et qui en a informe les Rangers.»
Denis Verrette termine son histoire et soulignant la fierté qu’il éprouve :
« Je suis enfin fier d'avoir croisé sur cette montagne difficile des alpinistes québécois qui font honneur à notre pays, dont notamment Francois-Guy Thivierge et son équipe. Ayant déjà fait l'ascension de l'Everest, Francois-Guy Thivierge, de Québec, est en bonne voie d'avoir atteint le sommet de chacun des sept continents », souligne-t-il avec fierté.
Denis Verrette sera de retour le 30 juin, pour permettre a ses collègues de travail de prendre des vacances « toutes aussi reposantes », lance-t-il à la blague en terminant.
Denis Verrette foule le sommet de l’Amérique du Nord en Alaska
DENIS VERRETTE NOUS a gentiment fait parvenir cette photo où il nous montre la modeste borne géodésique désignant le point culminant de la montagne et, par le fait même, de l'Amérique du Nord, au sommet du mont Mc Kinley, en Alaska, à 6194 mètres
Le mont Mc Kinley, à 6194 mètres d’altitude
Denis Verrette, le directeur du Service d’urbanisme de Ville d’Alma, était très loin, ces derniers jours, des problèmes quotidiens. En effet, à sa deuxième tentative, en autant d'années, Denis Verrette a atteint le sommet du mont Mc Kinley, en Alaska, à 6194 mètres d’altitude. Ce succès a été remporté le mardi 16 juin dernier, vers 20 h 30. Cette ascension survenait au terme d'une marche d'approche de 15 jours, depuis le camp de base, à 2195 mètres et comprenant une ascension finale de 11 heures.
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