Dès dimanche, Hélène Harvey a quitté Alma en direction de Montréal pour quelques mois au sein de la maison-mère de la communauté puis, elle se rendra au Lesotho, en Afrique du Sud, où elle agira comme religieuse-infirmière dans un dispensaire que la communauté du SNJM opère dans ce petit État. La communauté est également présente au Brésil, au Pérou et en Haïti. C’est d’ailleurs lors d’une mission dans ce pays qu’Hélène Harvey avait fait la connaissance de la communauté religieuse qui devient aujourd’hui sa nouvelle famille.
Fait très rare dans le cadre de cette communauté religieuse dont le siège social est à Candiac en banlieue Montréal, on a donné la permission à Hélène Harvey que ses vœux temporaires puissent être prononcés devant les siens, à Alma. Généralement, la tradition oblige que cette cérémonie se déroule dans la chapelle de la communauté.
Après les présentations d’usage, face à sa famille et amis réunis, elle a récité les mêmes paroles que les premières sœurs de la congrégation ont récitées en 1844 :
« Au nom de la Sainte Trinité, en présence de Notre Seigneur Jésus Christ, de l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, de Marie-Rose Durocher, notre fondatrice et de toute la cour céleste, et devant vous, sœur Lise Gagnon, coordonnatrice du secteur mission, je, sœur Hélène Harvey, fait vœu au Dieu tout puissant de chasteté, de pauvreté et d’obéissance pour trois ans, selon les Constitutions des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Ainsi Dieu me soit en aide », a prononcé avec une voix pleine d’émotion Hélène Harvey
Cette profession est dans la lignée de vie d’Hélène Harvey qui a consacré toute son existence avec passion au service des malades et auprès des femmes et enfants, lors de ses missions humanitaires en Haïti.
Membre de la première cohorte des finissantes en techniques infirmières du Collège d’Alma, en 1973, Garde Hélène Harvey a œuvré plus de 40 ans dans le milieu hospitalier.
Elle a notamment laissé sa trace aux soins intensifs, à l’urgence, au bloc opératoire, en obstétrique, en pédiatrie, dans l’enseignement préopératoire et bien d’autres départements.
Dans le cadre de son travail, Hélène Harvey a toujours été très appréciée par son entourage pour sa passion envers son métier, sa générosité et son humanité.
Ce dernier trait de caractère l’a d’ailleurs conduit en 2002 à un premier engagement en Haïti. Elle entreprenait ainsi la réalisation de son grand rêve. Elle a ainsi quitté son milieu almatois pour une mission de 6 mois à Gros-Mornes, au Nord-Ouest de l’Île d’Haïti où elle a œuvré dans un petit hôpital qui, comme par hasard s’appelle « Alma-Mater ».
Puis, en 2004, Hélène Harvey a récidivé. Elle a alors signifié à son employeur qu'elle prenait un congé différé de 9 mois, en soulignant en riant que c'était pour une « grossesse humanitaire ».
Lors de la cérémonie de profession de ses vœux, la première lecture a été remplacée par un témoignage d’Hélène Harvey.
Fébrile, avec le cœur qui battait la charade, elle a raconté son cheminement de vie qui l’a menée un peu partout, dont Haïti.
« Là-bas, je changeais le pansement ventral d’un malade quand tout à coup, j’ai entendu l’appel de Dieu. Il m’a dit: Hélène, descend de ton hôpital. Aujourd’hui, je réponds à sa demande en toute liberté de choix. Je dis oui à mon très cher Chum d’en Haut, sans regarder en arrière. J’ai besoin de vous comme témoin de mon Oui », a-elle notamment témoigné de son engagement.
Voici, en photos, quelques moments de la cérémonie.


Cette cérémonie était riche de sens, d'émotions et de festivités. Ravissante et avec un sourire éclatant qui ne l'a pas lâché de la soirée, soeur Hélène était égale à elle-même : avec de belles attentions à tout moment pour tous ses invités/es si heureux de célébrer avec elle et avec ses compagnes religieuses, ce grand événement. Merci très sincère pour la profondeur de ce partage!