«La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean n’est pas beaucoup touchée par la fin du signal analogique. Quelque 63 % des citoyens utilisent déjà le câble numérique et 36 % le satellite. Il ne reste donc que 1 % des gens qui se servent des oreilles de lapin», précise le directeur de la politique sur la distribution et l'accès chez Patrimoine Canada, Chaouki Dakdouki.
Parmi les foyers touchés par ce changement, les propriétaires de télévisions récentes n’auront pas besoin de s’équiper d’un convertisseur. Pour ceux qui possèdent des appareils de plus de quatre ans, ils devront se procurer un gadget permettant de transformer le signal analogique en numérique au coût variant de 50 $ à 100 $.
Une technologie dépassée
Selon M. Dakdouki, l’analogique était une très bonne technologie dans les années 1950. «Il est le temps de passer à autre chose et d’offrir un service plus flexible et de meilleure qualité en ce qui concerne le son et l’image», déclare-t-il.
De plus, l’arrêt du signal analogique permet de libérer des fréquences qui pourront servir à d’autres services plus avancés comme la téléphonie cellulaire 4G. «L'espace libéré par cette transition sera aussi mis à la disposition des services d'urgence et de la sécurité publique comme la police et les services d'incendies», explique le directeur.
La plupart des compagnies de distribution de signal télévisuel comme Bell et Vidéotron avise leur clientèle de la fin de la télévision analogique sur leur site Internet. «Tous nos clients continueront de recevoir leurs chaînes préférées grâce à l’appareil qu’ils utilisent déjà, et ce, au-delà du 31 août 2011», peut-on lire sur le site de Vidéotron.

