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Conflit sur le bois d’oeuvre : toutes les parties souhaitent une entente négociée


Publié le 16 mai 2017

La délégation de l’UMQ qui s’est rendue à Washington dont faisait partie le maire Gilles Potvin.

©gracieuseté - UMQ

FORÊT. La négociation promet d’être une fois de plus très difficile, mais toutes les parties impliquées dans le conflit du bois d’œuvre, tant du côté américain que canadien, désirent une entente négociée. C’est le constat que trace Gilles Potvin, suite à la mission de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Washington auquelle il prenait part.

Cette mission a permis à la délégation de l’UMQ de rencontrer la U.S. Lumber Coalition, la National Association of Home Builders ainsi que six sénateurs représentant différents états.

« Toutes les parties recommandent une négociation plutôt qu’on long processus devant les tribunaux. Les gens qu’on a rencontrés admettent qu’ils ont besoin du bois canadien, mais dans quelle proportion, c’est la question. Est-ce que ce sera 34% comme ce l’est actuellement ou est-ce qu’on se dirige vers 20 à 24 % comme le réclame la Coalition? Ce serait une diminution majeure et catastrophique », lance le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin.

Celui-ci croit toutefois que le Canada peut trouver un allié important en la National Association of Home Builders, une association de constructeurs et de fournisseurs de matériaux.

« Ce sont nos meilleurs alliés. Ils veulent que le conflit se règle par la négociation et constatent que depuis l’imposition de droits compensatoires, le prix du bois a augmenté de 20%. Cette Association représente 3 millions d’emplois et le conflit a déjà fait perdre des emplois chez eux comme chez nous », explique Gilles Potvin.

Gilles Potvin est d’avis que la visite à Washington a été utile, mais reconnaît que les négociations continueront d’être difficiles.

©gracieuseté

Peu d’intérêt pour le régime québécois

Le régime forestier québécois, qu’on a tant voulu venter, semble peu intéresser les Américains. Ces derniers veulent discuter avec le gouvernement du Canada, point à la ligne.

« On constate qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui connait le régime forestier québécois et ça n’a pas l’air de les préoccuper. Eux ne veulent pas discuter en sous-région, mais veulent que le Canada parle d’une seule voix. Il y a un coût politique à cela et M. Trudeau doit être prêt à l’assumer », soutient Gilles Potvin.

À cet égard, le premier magistrat de Saint-Félicien réclame une position ferme de la part du gouvernement fédéral. « La prochaine étape, c’est de réunir l’industrie, la table forêt de l’UMQ et le gouvernement fédéral. On a besoin d’une telle table de travail, car il est urgent qu’on en vienne à une prise de position. M. Trudeau devra être très ferme, c’est vraiment capital pour l’avenir de notre industrie », martèle M. Potvin.