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La Maison Jean-Eudes Bergeron obtient un sursis de deux mois

Du temps pour trouver une solution


Publié le 14 juin 2017

Le député Alexandre Cloutier était fier d'accueillir à l'Assemblée nationale cette délégation de quatre résidents de la Maison Jean-Eudes Bergeron.

©Photo: Courtoisie - Bureau du député Alexandre Cloutier

ESPOIR. Le voyage Alma-Québec de quatre résidents de la Maison Jean-Eudes Bergeron n'aura pas été inutile. En effet, le gouvernement accepte de financer les activités pour les mois de juillet et août, soit le temps de trouver une solution définitive à la menace de fermeture pour le 1er juillet.

Mardi, sur le coup de 8 h, quatre résidents handicapés, dont le porte-parole Gino Lebel, et six accompagnateurs ont quitté Alma dans un véhicule adapté pour se rendre à l'Assemblée nationale afin de réclamer un meilleur financement pour leur centre  intermédiaire qui accueille 20 résidents, mais qui menaçait de fermer ses portes le 1er juillet prochain.

L'opération a porté fruit car la conférence de presse tenue devant l'Assemblée nationale a sonné le réveil pour les grands médias nationaux qui se sont emparés de la nouvelle, ajoutant ainsi une pression additionnelle sur le gouvernement.

Lors de la période de question, la ministre Lucie Charlebois a été interpellée à ce sujet et a donné l'assurance que tout était mis en œuvre pour faire en sorte que ces personnes handicapées puissent continuer à résider à la Maison Jean-Eudes Bergeron et que l'institution obtienne un financement adéquat.

Cependant, le gouvernement ne veut pas créer un précédent avec ce dossier et agit avec prudence.

Le point de presse a été suivi par tous les grands médias nationnaux.

©Photo: Courtoisie - Bureau du député Alexandre Cloutier

Mardi soir, en soirée, le bureau de la ministre Charlebois a confirmé que le financement serait assuré pour les deux prochains mois, ce qui permettrait de travailler en coulisse pour trouver une solution durable au problème.

Un peu d'espoir

Cette décision redonne de l'espoir aux résidents, mais le problème demeure encore entier alors qu'il faut trouver une solution qui permettrait à Québec de rehausser de quelque 25 000 $ par mois sa contribution financière dans un contexte où le ministère doit fonctionner avec une grille de classification qui pénalise des institutions comme la Maison jean-Eudes Bergeron, considérée comme une ressource intermédiaire en santé physique pour les personnes handicapées.

En aucun temps, ces résidents veulent voir leur maison fermée, les obligeant ainsi à être relocalisée ailleurs, sans doute dans des centres de type CHSLD où ils considèrent ne pas être à leur place en raison du type de clientèle qu'on l'y retrouve.

©Photo: Courtoisie - Bureau du député Alexandre Cloutier