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Déménagements : un peu mois d’animaux abandonnés cette année


Publié le 11 juillet 2017

Qui veut adopter un chaton?

©Photo TC Media - Marie-Gabrielle Gagné

BILAN. Présentement, on retrouve de nombreux appels sur les médias sociaux pour des animaux abandonnés en quête d’une nouvelle demeure. La période des déménagements est souvent critique pour les divers refuges. Cette triste réalité semble toutefois être plus reluisante à Alma, selon le propriétaire de la Fourrière, Jimmy Maltais

Certes, le problème n’est pas enrayé, mais la situation semble sous contrôle à Alma, où Jimmy Maltais dénombre quelques cas d’abandons cette année lors de la traditionnelle période des déménagements. « La situation n’est pas comme à Montréal ici », explique-t-il.

Soyez certains que quand vous adoptez un animal, c’est pour 10 ou 15 ans et non une semaine. Planifiez tout ça.

Jimmy Maltais

Il déplore cependant que le secteur problématique soit toujours le même. « On prêche, on demande aux gens de les amener ici et non de les abandonner », ajoute-t-il.

Depuis deux ans, la Fourrière d’Alma stérilise tous ses animaux, ce qui est une solution au problème, selon son propriétaire. « Ça paraît. Souvent les gens qui ont un chat opéré, par exemple, vont l’amener avec eux quand ils déménagent. Quand la petite chatte n’est pas opérée, au bout de six mois, elle va pleurer pour pouvoir sortir dehors et elle et ses petits vont se ramasser ici lors du déménagement. Pour ce genre de personne, ce n’est pas grave, ils se disent qu’ils vont pouvoir en adopter un autre plus tard », déplore-t-il.  

La Fourrière d’Alma stérilise tous les animaux qu’elle met en adoption.
Photo TC Media - Marie-Gabrielle Gagné

Le passionné des animaux déconseille aussi aux gens en appartement d’avoir un animal. « Peut-être que vous pouvez en avoir un pour l’instant, mais quand vous allez changer d’appartement, ça ne veut pas dire que vous aurez encore le droit. »

Un membre de la famille à part entière

Avec la grande présence de la Fourrière d’Alma sur les médias sociaux, leur visibilité dépasse les frontières québécoises. Jimmy Maltais mentionne que plusieurs de ses chiens trouvent une nouvelle famille adoptive, là où la mentalité face aux animaux diffère un peu. M. Maltais croit que les familles ontariennes considèrent plus leur animal comme un membre de la famille en comparaison avec le Québec, mais que cette situation est en train de changer.

« Moi je dis que ça s’en vient. Les gens réalisent plus qu’un animal, ça coûte quand même assez cher par année. Ils font aussi beaucoup plus d’activités avec leurs animaux. Au lieu d’aller faire de la motoneige, on va prendre une marche avec le chien. On voyait moins ça avant », explique-t-il.

Des animaux cherchent une nouvelle famille.

©Photo TC Media - Marie-Gabrielle Gagné