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«À une situation exceptionnelle, une solution exceptionnelle»─Philippe Couillard

Tempête de grêle


Publié le 3 août 2017

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard était de passage à la Ferme Morivan d'Hébertville-Station afin de constater les dégâts causés par la tempête de grêle du 25 juillet dernier au Saguenay-Lac-Saint-Jean

©TC Media-Jacques La Haye

AGRICULTURE. Le député de Roberval et premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a participé à une rencontre avec quelques-uns des agriculteurs touchés par la tempête de grêle du 21 juillet dernier.

Le premier ministre a visité la Ferme Morivan du rang 3 à Hébertville-Station et a constaté l'ampleur des dégâts causés par la tempête de grêle. Selon les dernières données, quelque 800 acres de terres en culture ont été touchées à la Ferme Morivan.

«On va trouver une façon de les aider, sans malmener notre système en place, mais on va l'ajuster aux réalités des changements climatiques et des catastrophes.»

Philippe Couillard

«Il faut à court terme trouver une solution pour aider ces agriculteurs touchés par la tempête de grêle du 21 juillet dernier qui auront un problème de liquidité et qui devront rencontrer leurs institutions bancaires, des problèmes de clients à servir, des problèmes d'approvisionnement. J'ai parlé avec le ministre de l'Agriculture, Laurent Lessard. Malheureusement, il n'existe pas de programmes pour faire face à une situation exceptionnelle, donc, il faut trouver une solution exceptionnelle. On va se mettre au travail la dessus, en définissant bien avec l'UPA c'est quoi une situation exceptionnelle», de souligner le premier ministre Couillard.

Ce dernier souhaite que des modifications soient apportées aux différents programmes de protection en agriculture. «À plus long terme, il est clair que l'on constate des changements climatiques et qu'il y a des changements dans l'agriculture qui font en sorte que les programmes actuels ne sont pas tout à fait adaptés. Il y a de nouvelles cultures, de nouveaux modes d'exploitation qui ne sont pas prévus dans les programmes de stabilisation. Aujourd'hui, on fait une évaluation des dommages en terme financier avec l'organisation de la Financière agricole du Québec pour trouver une solution rapidement pour aider la détresse des gens touchés par la tempête de grêle.»

«On va trouver une façon de les aider, sans malmener notre système en place, mais on va l'ajuster aux réalités des changements climatiques et des catastrophes. Il y rarement de système qui couvre 100 % des pertes. Les premiers paiements de la Financière agricole devraient se faire dans les prochains jours, mais on me dit que 30 % des surfaces touchées n'étaient pas assurées, alors, on va s'occuper de ça. Le système normal s'est mis en branle, mais ce n'est pas la fin de l'histoire», assure le premier ministre du Québec.

Le gouvernement du Québec profitera de la tenue à l'automne d'un Sommet économique sur l'agroalimentaire pour tenter d'apporter des changements plus modernes aux programmes de stabilisation pour ne pas décourager les jeunes et les moins jeunes à travailler en agriculture.

«L'agroalimentaire est l'un des secteurs les plus importants de notre économie. On veut s'assurer d'être au rendez-vous», de conclure le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.