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Crise de l'industrie forestière québécoise

Les syndicats demandent à Québec de sortir de son « immobilisme »

Yohann Harvey Simard
Le 10 septembre 2024 — Modifié à 14 h 31 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Alors que l'industrie forestière québécoise traverse des temps difficiles, les syndicats CSD, CSN, Métallos et Unifor demandent à Québec de sortir de son « immobilisme et d’agir de toute urgence pour soutenir les travailleurs ».

La demande émane des organisations syndicales représentant les travailleurs de l’industrie forestière québécoise, soit Unifor, le Syndicat des Métallos, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Les syndicats ont décidé d'unir leur voix en cette journée de rentrée parlementaire pour dénoncer l’inaction du gouvernement du Québec devant la crise que connaît actuellement l’industrie forestière et ses travailleurs. Ils réclament qu'un plan global soit mis en place « de toute urgence » pour répondre aux multiples enjeux qui frappent les travailleurs de la foresterie.

L’industrie forestière québécoise, dit-on, « est aux prises avec des crises sans précédent. L'instabilité du marché, exacerbée par les tarifs compensatoires imposés par les États-Unis sur le bois d’œuvre, s'ajoute aux défis posés par les changements climatiques et à la protection du caribou forestier. »

Par ailleurs, croient les syndicats, l'intention du gouvernement fédéral d’imposer par décret des mesures de protection du caribou forestier ne fait que contribuer à l'instabilité et aux incertitudes de l'industrie. 

Les dirigeants syndicaux concluent que les conditions actuelles, si elles ne changent pas, « continueront d’entraîner la fermeture et la consolidation de plusieurs usines, plongeant de nombreux travailleurs dans la précarité que ce soit après la perte de leur emploi ou dans la crainte de le perdre ».
 

« Devant cette situation insoutenable, le gouvernement de François Legault reste silencieux, immobile, prétendant sauver des emplois. Son inaction et son attitude enveniment la situation et transforment les travailleuses et les travailleurs en instrument de discorde politique. Nous, syndicats qui représentons ces personnes, jugeons qu’il est plus que temps que le gouvernement fédéral cesse les ultimatums sur une position qu’il sait déraisonnable et que celui du Québec prenne le dossier au sérieux et déploie un plan ordonné et intelligent, à la fois pour protéger le caribou forestier, assurer un avenir durable à l’industrie forestière et soutenir adéquatement les personnes travailleuses qui la font prospérer », ont fait valoir Daniel Cloutier d’Unifor, Kevin Gagnon de la FIM-CSN, Dominic Lemieux des Métallos et Luc Vachon de la CSD.

Les syndicats réclament également que les discussions passent à la vitesse supérieure en ce qui a trait à la modernisation de l’industrie forestière en vue de la rendre plus résiliente et performante.

« Un réel plan de transition industrielle doit être développé, un plan qui sera véritablement juste en mettant de l’avant les préoccupations des travailleuses et des travailleurs. Les discussions doivent se tenir à visière levée, au grand jour, et non se résumer à des tractations secrètes entre les compagnies privées et le gouvernement. Les travailleurs et les travailleuses doivent être impliqués, c’est de leur emploi et de la vitalité de leur communauté dont il est question », estiment les dirigeants syndicaux.

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