Actualités

Temps de lecture : 1 min 29 s

Isolement et dévalorisation

Un sondage révèle une préoccupation croissante envers le cas des aînés

Le 23 janvier 2026 — Modifié à 10 h 12 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Un récent sondage de la firme Léger, réalisé pour le compte des Petits Frères, met en lumière un constat préoccupant : une majorité écrasante de Québécois estiment que la société ne valorise pas suffisamment ses aînés et que l’isolement social des personnes du grand âge est en hausse.

Selon les résultats, plus de 85 % des répondants jugent que le gouvernement n'en fait pas assez pour soutenir les personnes âgées de 75 ans et plus, une tranche de la population où près d’une personne sur cinq vit une situation d’isolement social.

Cette perception s’accompagne d’un sentiment généralisé que la solitude s’aggrave chez les aînés vivant seuls : 67 % des Québécois croient que ce phénomène a augmenté ces dernières années.

Le manque de reconnaissance sociale envers les personnes âgées est également pointé du doigt. 72 % des personnes interrogées estiment que les aînés de 75 ans et plus ne sont pas suffisamment valorisés dans la société québécoise.

« Les résultats de ce sondage livrent une indication claire quant aux préoccupations de la population québécoise envers les enjeux auxquels doit faire face une importante proportion des personnes du grand âge, plus spécifiquement celles qui n'ont plus d'entourage en mesure de leur apporter du soutien. La nécessité d'y consacrer plus d'efforts et de moyens m'apparaît évidente », a commenté Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing.

Les Petits Frères, organisme voué à briser l’isolement des personnes âgées vivant seules, ajoute que les ressources actuellement déployées pour soutenir les aînés ne suivent pas le rythme de la transformation démographique du Québec. Le vieillissement accéléré de la population rend les besoins plus pressants, alors que les mesures d’accompagnement tardent à être bonifiées selon eux.

« Les personnes du grand âge ont plus que jamais besoin d'être soutenues. Plusieurs études démontrent que l'isolement social augmente les risques de maladies chroniques, accélère les pertes cognitives chez les personnes aînées et diminue leur autonomie, un phénomène qui génère des coûts croissants pour notre système de santé. Agir en amont en assurant une présence est une solution gagnante non seulement pour les aînés, mais pour toute la collectivité. », a souligné Catherine Harel Bourdon, présidente-directrice générale des Petits Frères.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Actualités

Publié à 13h56

Le Parti québécois dévoile un plan sur quatre ans pour lutter contre l’itinérance

Le Parti québécois présente un plan d’un milliard de dollars sur quatre ans pour faire face à la crise de l’itinérance. Sur ce montant, 400 millions de dollars seront consacrés au logement adapté, tandis que 600 millions serviront à financer des programmes sociaux et des mesures de prévention. C’est ce qui a été dévoilé par voie ...

Actualités

Publié à 11h27

Fermeture de l’épicerie à Saint-Ludger-de-Milot

La municipalité de Saint-Ludger-de-Milot se retrouve sans épicerie après que celle-ci a fermé ses portes dans les derniers jours pour des raisons financières. Les résidents du village doivent désormais prévoir des déplacements d’une trentaine de minutes pour atteindre la succursale la plus proche. Les répercussions de cette fermeture se ...

Actualités

Publié à 10h51

Les Chambres de commerce militent pour l’industrie forestière

Les Chambres de commerce du comté de Roberval ainsi que la Table de concertation de la première économie demandent au prochain gouvernement de placer la forêt au cœur de ses priorités et de prendre des engagements et des actions concrets dès les premiers jours de son mandat afin de contribuer à la pérennité de l’industrie. À la suite ...

CONSULTEZ NOS ARCHIVES

CONSULTEZ NOS ARCHIVES