Sections

Le Comité sur la forêt de l’UMQ intensifiera les rencontres


Publié le 16 juin 2017

Le Comité sur la forêt de l’UMQ était en rencontre à Roberval.

©TC Media - Hélène Gagnon

FORÊT. Le Comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec s’était donné rendez-vous à Roberval afin de poursuivre la réflexion quant à l’incertitude de l’industrie forestière.

Les élus présents ont profité de cette rencontre afin de travailler conjointement avec le Conseil de l’industrie forestière du Québec, mais également d’entreprises comme Résolu, Arbec et Chantier Chibougamau.

« Toutes les démarches que nous réalisons, autant avec la partie gouvernementale qu’avec l’industrie, nous les faisons ensemble en harmonie, car nous savons que plus nous allons nous regrouper et plus il sera facile d’avoir des résultats rapidement », explique Mario Provencher, maire de Rouyn-Noranda.

L’occasion était propice à faire le point avec l’industrie sur la situation depuis l’application des droits compensateurs de près de 20 % imposés sur le bois d’œuvre par les Américainsm mais également de discuter d’un positionnement de l’UMQ en lien avec les droits antidumping qui seront annoncés le 23 juin. « C’est beaucoup d’inquiétude dans nos communautés et dans nos régions », souligne le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte.

Gilles Potvin, le maire de Saint-Félicien, est heureux que le groupe d’élus prenne le temps de réfléchir et d’anticiper la situation.

« La situation évolue tellement rapidement. Il faut être alerte et présent. L’industrie collabore avec les communautés comme jamais. De plus, au lendemain de la reconnaissance comme palier de gouvernement avec la loi 122, cela signifie que les gouvernements supérieurs vont nous considérer, qu’ils vont prendre notre point de vue en considération », explique le maire de Saint-Félicien.

Pour ce dernier, les solutions émanent de la base. C’est par des discussions avec les partenaires lors de rencontres que des pistes de solutions pourront être amenées.

« Nous allons devoir accélérer nos rencontres et en tenir plus d’ici les prochains mois afin d’élaborer des scénarios crédibles et réalisables. Nous avons des programmes. Nous tenons des forums sur l’innovation, sur l’amélioration des performances, mais il faut envisager qu’il y a des changements structurels que nous allons devoir envisager. C’est dès maintenant que nous devons envisager des solutions et proposer des alternatives. Nous ne pouvons pas attendre et laisser faire les choses. C’est le rôle de l’UMQ d’anticiper les changements », souligne M. Potvin.

Malgré les inquiétudes, l’entraide semble être la clé afin de trouver des solutions. « Nous travaillons tous afin que nos collectivités poursuivent leur développement. L’industrie ne peut le faire seule, alors nous sommes avec elle », conclut M. Provencher.