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Péribonka: une virée dans le cœur du géant !

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 1 juin 2007 à 13:51
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Péribonka: une virée dans le cœur du géant !
La seule chose de déplaisante lors de la 6e visite des médias au chantier de construction de la centrale Péribonka, mardi dernier, c'était les mouches... ! Pour le reste, j'en ferais une par jour des visites comme ça, au cœur d'un géant où le génie humain s'exprime dans toute sa complexité et son ingénierie.
À travers ces six visites, on découvre la mise en place de quelque chose de gigantesque: on a vu la montagne subir son premier test de « grossesse » et dans quelques mois, elle va accoucher d'une centrale au fil de l'eau alors que les 630 mètres cubes d'eau par seconde qui dévaleront les trois conduites forcées feront tourner au rythme continu de 144 tours à la minute les trois génératrices. Elles produiront alors 350 mégawatts qui seront redistribués dans l'immense du réseau d'Hydro-Québec.
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Pour ce voyage, on nous avaient préparé un trajet assez spécial, presque à faire frissonner, tellement on s'est retrouvé dans des endroits où l'imagination permet de voir « vivre » cette centrale.

Par une étroite porte blindée de plus d'un pouce d'épais, on est entré dans la bâche spirale, un anneau de métal de quelque 6 mètres de diamètres qui encercle la roue d'eau qui elle-même entraînera dans son tourbillon le rotor du générateur.

On avait vu lors de visites récentes la percée de ces trous géants sortant du mur de la caverne et menant vers la prise d'eau, quelque 70 mètres plus haut.

Si à la hauteur de la roue d'eau, ce canal parfaitement rond et lisse a 6 mètres de diamètres, un plus loin, sous la montagne de roc, il s'agrandit à 9 mètres puis, il prend une courbe douce à presque 90 degrés vers le haut.

Le responsable de la sécurité qui nous accompagne me fait reculer de deux pas et là, au-dessus de ma tête, je vois un coin de ciel bleu, 70 mètres plus haut.

Quand la centrale sera opérationnelle, l'endroit où j'étais sera rempli d'une gigantesque masse d'eau arrivant à haute pression et qui entraînera la roue d'eau sur son passage.

Au sortir de cet espace clos où il ne faut vraiment pas être claustrophobe pour entrer, on descend un autre étage plus bas. Après avoir franchi une autre étroite porte blindée, on se retrouve sous la roue d'eau, dans la section de l'aspiration.

Si la hauteur de chute crée une poussée vers le bas, la section aspiration crée une formidable succion sur la masse d'eau pour assurer la maximisation de l'eau autour des palles, obtenant ainsi le maximum de rendement.
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La poursuite de la visite à l'intérieur de la centrale est ponctuée d'explications techniques pour bien vulgariser les centaines de milliers de petits détails que peut représenter un projet de cette envergure.

La mise en place de chaque élément est ordonnée par une rigueur d'ingénierie où il n'y a pas de place à l'erreur. Au chantier Péribonka, la poule ne vient pas avant l'œuf !

On prévoit, selon l'échéancier que l'on mettra en opération un groupe alternateur par cycle de trois mois. Le premier groupe, vers décembre, le second vers mars 2008 et le troisième en juin 2008. Présentement, aucun retard n'est intervenu dans l'échéancier et chaque élément arrive à sa place au moment ou le chef d'orchestre avait prévu son entrée en scène.
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Et à l'extérieur, le travail est tout aussi impressionnant. On termine ces jours-ci l'ajustement des trois immenses portes qui formeront l'évacuateur de crue. Sa capacité en cas de besoin, 5300 mètres cubes, soit l'équivalent de deux piscines olympiques à la seconde.

Les différents ouvrages nécessitant du béton ont commandé 130 000 mètres cubes de ce précieux matériau de construction. Avec ça, on pourrait réaliser une piste cyclable de 30 centimètres d'épais par un mètre de large et longue de 430 kilomètres, soit la distance entre Péribonka et Saguenay, aller-retour.

L'Hôtel Hollyday Inn de Saguenay entrerait au complet dans la centrale et il resterait de l'espace.
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Et, quand on parle de chiffres, Hydro-Québec se fait plus discret. On sait déjà que l'objectif de 345 M $ en retombées économiques sera largement dépassé et on parle même d'un possible 425 M $.

Mais ça, on présume que la Société d'État gardera secret ce chiffre pour l'offrir comme « viande à discours » pour le premier ministre qui aura la chance d'inaugurer les installations, à quelque part en juin 2008.

Reste juste à savoir qui sera le PM en place pour ce grand moment !

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