Denis Tremblay, Alma ; « Je trouve l’approche assez drastique : ceux qui ne boivent pas et utilisent leur véhicule à bon escient vont payer pour ceux qui boivent et conduisent, un peu comme pour les motocyclettes : des jeunes font les fous et de plus vieux payent. Poursuivre uniquement dans l’éducation me paraît assez difficile, car des gens boivent et conduisent quand même. La vitesse est un autre problème. Les normes se restreignent, comme l’examen éventuel des véhicules. Avec le prix de l’essence, immatriculation et autres qui augmentent, plus personne ne conduira (rires) un jour… La classe moyenne disparaît .»
Que pensez-vous de l’implantation obligatoire d’antidémarreurs éthyliques?
Transports Canada envisage la possibilité d’imposer, d’ici quelques années, la pose d’antidémarreurs éthyliques sur tous les nouveaux modèles de voiture. Des experts québécois de la santé publique le recommandent.
Ce serait une autre étape de la lutte contre la conduite en état d’ébriété, laquelle semble avoir plafonné depuis trois ans.
Cette nouveauté ne se fera en un claquement de doigts. On doit d’abord s’assurer de la disponibilité d’une technologie fiable, un enjeu d’ingénierie et de sécurité et décider des modalités éventuelles d’application. Aussi, c’est une question de métabolisme. La Suède imposera ces appareils en 2012.
Pour le moment, Transports Canada se penche sur la prochaine génération d’antidémarreurs, ce que le public accepterait mieux. Nous avons demandé leur opinion à cinq citoyens du milieu, rencontrés au hasard.