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Récupération: les gens d’affaires doivent s’impliquer !

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 1 février 2008 à 12:36
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Récupération: les gens d’affaires doivent s’impliquer !
Les préfets des trois MRC de la région Lac-Saint-Jean, soit Lac-St-Jean-Est, Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine, lancent un imposant défi à la communauté d’affaires de la région en les incitant à participer à plein dans le nouveau service moderne de gestion des matières résiduelles que l’on s’apprête à mettre en place pour les industries, les commerces et les institutions du territoire.
Dans le cadre de trois conférences de presse tenues à Alma, Roberval et Dolbeau, les préfets ont dévoilé la teneur de cet ambitieux projet qui vise à « municipaliser » un service de gestion intégré des matières résiduelles.

Les défis sont nombreux et les échéanciers sont serrés, car la date de janvier 2009 approche à grands pas et les MRC devront avoir fait la démonstration de leur capacité à gérer de façon adéquate les déchets sur leur territoire en appliquant le fameux PGMR, soit le Plan de gestion des matières résiduelles.

L’enjeu est environnemental avant tout, mais aussi, monétaire à moyen et long terme alors que le coût d’enfouissement de nos fameux déchets ne cesse d’augmenter.

Il faut donc transformer une dépense en un revenu intéressant, la récupération devenant de plus en plus payante alors que le marché est avide de matières récupérées dans les domaines du papier, du carton et des plastiques.

Si la récupération au chapitre résidentielle est très bien acceptée, surtout depuis l’introduction du grand bac bleu, au chapitre des ICI (industries, commerces et institutions), c’est la dèche alors qu’une infime partie des matières recyclables sont récupérées. Il s’agit d’initiatives de la part de dirigeants d’entreprise qui ont l’âme « verte » et qui veulent voir leurs déchets récupérables être revalorisés.

Mais, malheureusement, tout le reste de ces déchets se retrouve au lieu d’enfouissement sanitaire de l’Ascension et réduit d’autant la durée de vie de ce site qui nous coûte déjà les yeux de la tête.
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Dans le domaine de la récupération, ce qui rend efficace une usine de récupération, c’est le volume que l’on amène à un centre de tri. Plus le centre récupère, plus on a de la matière à revendre sur les différents marchés et plus les revenus sont intéressants et permettent de réduire les sommes consacrées à la gestion des matières résiduelles.

Pour les ICI, les trois MRC visent pas moins pouvoir récupérer quelque 15 000 tonnes additionnelles par année de matières recyclables.

Le projet est ambitieux, mais parfaitement réalisable si l’on structure de façon adéquate cette forme de récupération.

Pour se faire, les trois MRC sont allées chercher un allié de taille, le Groupe CODERR 02 qui a déjà en main la gestion des matières résiduelles sur le territoire de Lac-St-Jean-Est et qui jouit d’une très solide réputation dans le domaine de la récupération.

Dans un premier temps, sur le territoire des trois MRC, on va mener un inventaire exhaustif. On veut savoir par exemple qu’est ce qu’une pharmacie rejette en terme de déchets récupérables. La même chose pour un magasin de détail ou une épicerie.

À la lumière de cette analyse on pourra de façon plus précise déterminer la quantité de déchets récupérables, leur type et procéder à une évaluation des coûts pour le déploiement des services.

Viendra ensuite l’établissement du mode de tarification pour les services de gestion des matières résiduelles utilisés actuellement par les industries, commerces et institution.

À ce chapitre, les gens d’affaires n’auront comme pas le choix d’embarquer dans le bateau, car le coût de prélèvement de ces matières recyclables sera directement facturé avec leur compte de taxes.
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Certes, il y a déjà des entreprises du secteur privé qui œuvrent dans ce domaine. Cependant, ce sont des filiales de grandes multinationales et les profits générés par nos déchets s’en vont ailleurs.

Quand la MRC Lac-St-Jean-Est a décidé de confier la gestion de ses déchets à CODERR 02, une entreprise d’économie sociale, elle a fait une pierre deux coups. En effet, le contrat alloué est moindre qu’avant, car Coderr n’est pas tenu à une marge de profit faramineuse, juste de faire ses frais.

Également, l’entreprise embauche du monde d’ici pour assurer le service tout en faisant ici ses achats de biens et services.

L’argent que l’on verse pour nos déchets, enfouissement ou récupération, ce n’est pas nécessairement de l’argent à la poubelle, car elle revient dans la communauté par la bande.

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