Travailler, c’est trop dur !
Par: Isabelle Fortin, École secondaire Camille-Lavoie
Vous avez probablement déjà entendu la pièce de Zachary Richard: « Travailler c’est trop dur » ? Eh bien, depuis quelques années, on dirait que cette pensée est devenue omniprésente chez les adolescents en âge de travailler. (peut-être l’influence du poète a-t-elle convaincu les jeunes ?). Enfin, de moins en moins de jeunes ont la motivation pour travailler parce qu’ils se disent que leurs parents vont tout payer.
Il me semble que dans le temps de mes parents (qui n’est quand même pas si éloigné…), les jeunes n’avaient pas tout ce qu’ils voulaient, ils étaient donc à peu près obligés de travailler.
Bien sûr c’est en général, car il y avait probablement des exceptions à cette règle, les familles plus petites par exemple. Mais il est logique de penser que lorsque notre mère a huit ou neuf enfants, elle ne peut pas les chouchouter autant que celle qui n’en a que deux.
Aujourd’hui, avec les familles plus petites, les enfants sont habitués d’obtenir tout ce qu’ils veulent sans grand effort. Des « enfants rois », comme les adultes disent souvent. Seulement qu’y a-t-il de bon à avoir tout ce que l’on veut sans le mériter ? Ce ne sera pas le cas toute notre vie, il faut apprendre à être vaillant et à travailler, non ?
Dans mon cas, travailler m’a donné plus de responsabilités et d’indépendance. Je n’ai plus à m’accrocher aux jupes de ma mère pour avoir tel ou tel objet, lorsque je désire quelque chose, je me l’achète.
Quand je vois certaines personnes qui ont peur de travailler, parce « qu’ils ont le temps de travailler en masse, ils le feront toute leur vie ! », eh bien, à ceux-là, je dis que la vie c’est un travail de tous les jours et qu’il faut apprendre quelque part si on veut être débrouillard plus tard. Et puis travailler, ça n’a jamais tué personne, ça ne fait que nous valoriser davantage et nous apprendre qu’on est quelqu’un. Ce n’est pas en jouant à l’ordinateur ou en écoutant la télévision qu’on l’apprendra.
Non, travailler ce n’est pas trop dur, et on est fier de nous quand on y parvient, croyez-moi.