Le mentorat d’affaires: une solution exemplaire pour la région
Le mentorat, quel beau grand mot qui sonne un peu universitaire. Mais quand on le démystifie, on découvre que sous cette appellation se dresse toute une façon de faire qui peut s’avérer la solution pour aider nos entreprises à passer au travers des crises économiques et des difficultés de réussir en affaires.
Cette semaine, on a procédé au lancement de la cellule de mentorat d’affaires de Lac-St-Jean-Est qui a obtenu officiellement son accréditation. Elle devient ainsi la 70e cellule opérationnelle au Québec et déjà, trois entreprises de notre secteur ont amorcé le travail.
Le mentorat d’affaires, c’est une relation fondée sur un engagement libre et volontaire basé sur la confiance et le respect mutuel. Une personne d’expérience, le mentor, accompagne un nouvel entrepreneur moins expérimenté ou moins intégré, le mentoré.
Le mentor et le mentoré sont responsables du succès de la relation, clarifient leurs attentes, leurs rôles respectifs et la manière précise dont chacun contribuera à l’atteinte des objectifs du mentoré.
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Partir sa propre entreprise est relativement à la portée de toutes personnes qui a de l’ambition dans la vie. Demeurer en affaires, au-delà de cinq ans, ça, c’est une autre paire de manches.
Les statistiques sont là pour le prouver. Au Québec, toutes entreprises confondues, si l’entrepreneur travaille seul dans son coin, après deux ans, 50 % survivent et 50 % ont déjà fermé leurs portes.
Et si on analyse en profondeur les statistiques après cinq ans d’existence, ça frappe : 35 % seulement des entreprises sont encore en vie alors que les autres ont fait faillite ou ont tout simplement cessé leurs opérations.
Pour les entreprises où l’on applique le programme de mentorat d’affaires, après deux ans, on parle de 80 % de taux de survie et après cinq ans, on a réussi a maintenir en activité 70 % des entreprises qui participent au programme.
Ce sont des chiffres qui font rêver, certes, mais le plus beau de l’histoire, c’est la réalité.
En effet, la formule est quelque peu magique, mais elle est avant tout logique.
Un entrepreneur d’expérience qui a passé à travers toutes les étapes pour faire un succès de son entreprise demeure sans doute le meilleur conseiller pour un jeune loup qui veut se lancer en affaires.
Mais en business, il y a des choses à faire et des choses à ne pas faire.
En bâtissant une relation privilégiée dans laquelle une personne d’expérience en affaires accompagne un nouvel entrepreneur mentoré dans le développement de ses connaissances et de son savoir-faire
Mais avant tout, il faut bien distinguer le rôle de chacun. Le conseiller oriente; le coach développe une compétence spécifique; le consultant recommande; le mentor accompagne et motive.
Les rencontres entre le mentor et le mentoré s’organisent sur une démarche encadrée par un code d’éthique très strict et la confidentialité des échanges.
Le mentor ne peut pas avoir réponse à tout. Il apporte un soutien et un accompagnement considérable dans les limites de son expérience. Il peut également faire appel aux ressources disponibles au sein de son réseau de mentor d’affaires, ils sont plus de 1100 au Québec à l’œuvre dans les 70 cellules accréditées.
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Le Centre local de développement de Lac-St-Jean-Est, la Chambre de commerce et d’industrie, le Réseau investissement femme de même que la jeune chambre de commerce sont derrière cette initiative. La compagnie Rio Tinto Alcan pour un montant de 5000 $ et le Centre financier aux entreprises Desjardins pour une somme de 15 000 $ sur trois ans, sont les partenaires financiers de cette belle aventure.
Selon les statistiques, quelque 60 % des 1100 mentors au Québec sont des retraités alors que les 40 % autres sont en voie de prendre leur retraite.
Quelle belle façon de maintenir sa présence dans la société tout en apportant bénévolement une contribution humaine aux mieux-être de notre milieu économique.