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Pour les femmes, l’argent demeure encore le nerf de la guerre !

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 2 mars 2008 à 12:59
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Pour les femmes, l’argent demeure encore le nerf de la guerre !
(Photo: Les Archives)
Pour les femmes, l’argent demeure encore le nerf de la guerre !
Quand on voit pointer le mois de mars, on songe au printemps. Mais pour une part importante de notre société, les femmes, c’est également la venue de la fête du 8 mars, la Journée internationale des femmes.
Cette année, la fête arrive un samedi et le Collectif de la célébration du 8 mars a décidé de modifier son approche pour célébrer l’événement. Samedi prochain, le 8 mars, toutes les femmes sont donc conviées à un brunch, à compter de 10 h, à la salle panoramique de l’hôtel des Cascades. Lors de cette rencontre, une activité d’éducation populaire se déroulera.

On invitera en effet les femmes à inscrire leur réalité économique sur des chandails blancs. Cette action collective s’inspire de la coordination du Québec de la marche mondiale des femmes. Suite à cette initiative, les chandails seront acheminés le 31 mai prochain sur la colline parlementaire à Québec.

La raison, c’est que c’est le gouvernement qui a la clef pour s’assurer que dans notre province, hommes et femmes sont traités sur le même pied.

Cette année, la Journée internationale des femmes a pour thème « L’autonomie économique des femmes : une force collective ! »

Depuis l’avènement de la Révolution tranquille au Québec, début des années 60, les femmes se battent pour obtenir des facilités et l’autonomie économique. Si des acquis ont été réalisés, il reste encore du chemin à faire.
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Selon une étude publiée en début de semaine, malgré la présence de la Loi sur l’équité salariale au Québec, dix ans plus tard, les femmes gagnent encore 11 % de moins que les hommes. C’est donc dire qu’il reste encore pas mal de chemin à parcourir pour prétendre à l’égalité salariale totale au Québec.

Cette statistique provient de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) et des conseillers en relations industrielles agréés (CRIA) du Québec. Il est l'organisme de référence par excellence en gestion des ressources humaines et en relations industrielles au Québec. Récipiendaire d'un Grand Prix québécois de la qualité 2005, il regroupe près de 9000 professionnels dynamiques, dont plus de 7500 CRHA et CRIA. Il est le seul organisme habilité par le Code des professions à décerner les titres.

Pour y arriver, à cette équité salariale, la Loi ne doit pas être complexifiée davantage. C'est ce qu'a plaidé l'Ordre des CRHA et CRIA du Québec (ORHRI), devant la Commission de l'économie et du travail.

Les recommandations de l'Ordre sont notamment appuyées sur les résultats inédits d'une analyse économique à l'issue des dix années de la mise en oeuvre de la Loi sur l'équité salariale.

Pour l'ORHRI, les résultats de cette étude, combinés à l'expertise des CRHA et CRIA du Québec ainsi qu'aux conclusions du rapport du ministre du Travail, montrent clairement que, même si la Loi a eu des effets positifs, le fait de la complexifier davantage pourrait miner l'atteinte de ses objectifs.

Ainsi, près du tiers des entreprises ne sont toujours pas conformes à la Loi. Il faut mettre les priorités aux bons endroits!

Dans son rapport, le ministre du Travail estime à 68 % la proportion d'entreprises conformes à la Loi. Cela signifie que, malgré l'échéance qui était fixée en 2001, près du tiers (32 %) des organisations n'ont pas encore amorcé ou terminé leur exercice d'équité salariale.

L'Ordre croit donc que la priorité devrait être accordée à cette problématique plutôt qu'à la création de nouvelles obligations pour les organisations, notamment sur le plan du maintien de l'équité salariale comme semble le suggérer l'orientation gouvernementale.

L'étude commandée par l'ORHRI montre également que, même si l'écart salarial se chiffre toujours à 11 %, cela représente une diminution de 2 points de pourcentage au cours de la période de référence de l'étude, soit de 1997 à 2005. Près de la moitié de cette réduction, soit de 3/4 à 1 point de pourcentage, serait directement attribuable à la Loi.

Les effets ténus de la Loi sur la réduction des écarts salariaux peuvent surprendre. Mais il ne faut pas oublier que ce rétrécissement de l'écart entre les salaires des hommes et des femmes ne serait pas survenu autrement. Sans compter que la Loi a un effet de conscientisation chez les employeurs et que ses retombées représentent un gain pour les employées visées.
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On est sans doute dans la bonne voie. Mais pour celles qui se battent depuis 1960, elles ne goûteront sans doute jamais au vrai sens du mot équité salariale homme/femme.

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