Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal Le Lac St-Jean
Le commentaire de France
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La violence amoureuse: ça commence par des fleurs, ça finit par des pleurs !

France Paradis par France Paradis
Voir tous les articles de France Paradis
Article mis en ligne le 16 mars 2008 à 11:59
Soyez le premier à commenter cet article
La violence amoureuse: ça commence par des fleurs, ça finit par des pleurs !
(Photo: La Production)
La violence amoureuse: ça commence par des fleurs, ça finit par des pleurs !
Dans la chronique #911 de la dernière édition du journal, je relatais une histoire qui peut sembler banale, mais qui en fait, n’est que la pointe de l’iceberg d’un problème grandissant. Je faisais alors mention que les policiers sont intervenus dans un cas de dispute entre un homme et une femme. Le hic, c’est qu’il s’agit d’un jeune homme de… 16 ans qui a proféré des menaces de mort contre son amie âgée de…15 ans. Le jeune homme devra comparaître devant le tribunal de la Jeunesse, attendu qu’il est mineur.
Les policiers constatent de plus en plus de cas similaires. Les jeunes ne connaissent pas la portée de leurs paroles et de leurs gestes d’intimidation physique envers l’autre. La gravité des sanctions que peuvent entraîner les menaces de mort ou la violence envers autrui laisse des traces chez la victime et dans un casier judiciaire.

Si vous voulez obtenir un bref aperçu de ce que représente la violence envers les femmes et les enfants notamment, via Internet, sur un moteur de recherche, tapez simplement les mots « Meurtres de femmes au Québec ». En faisant la lecture des résultats obtenus, les cheveux vont vous dresser sur la tête. Il y a notamment certains sites Internet où l’on donne la liste complète des femmes et enfants tués ces dernières années avec une brève description des événements.

Le cycle infernal de la violence conjugale y est étalé dans sa plus pure dimension.
• • •
Malheureusement, il est difficile de trouver des statistiques récentes sur la question.

Mais ce que j’ai trouvé de plus récent est tout simplement saisissant: au 6 décembre 2006, plus de 815 femmes et enfants ont été tué-e-s par un homme (ou par un inconnu) au Québec et ce, depuis le 6 décembre 1989, le jour du célèbre massacre à l’École Polytechnique de Montréal. On parle d’une période de 15 ans.

Si je parle de ça, c’est que lundi, les partenaires ont présenté un outil de sensibilisation qui dérange : « Les couloirs de la violence amoureuse ».

La Commission scolaire du Lac-St-Jean, la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel Lac-St-Jean-Est de même que le poste de la Sûreté du Québec de la MRC, en collaboration avec des intervenants du milieu, ont développé un fantastique outil de sensibilisation pour les adolescents et adolescentes de secondaire III, IV et V. Quelque 2000 élèves de la MRC Lac-St-Jean-Est seront ainsi sensibilisés à la question.

En ayant recours à des éléments multimédias afin de rejoindre les jeunes dans leur univers, on amène le jeune à découvrir les signes précurseurs de la violence amoureuse, son cycle, son évolution, les conséquences possibles de cette violence et les façons de s’en sortir.

Si on offre un tuteur à un arbre, il va amorcer sa vie dans la droite ligne. Si on le laisse prendre un mauvais pli, poussera croche pour le reste de sa vie.

Si la violence amoureuse est présente chez des jeunes adolescents, elle risque fort de ne pas se résorber à l’âge adulte.

Je lève tout haut mon chapeau à cette initiative qui devient une forme proactive de prévention qui mérite largement de citer en haut lieu.
• • •
La plupart du temps, la violence faite aux femmes est associée à la violence physique, tant dans les relations conjugales et amoureuses que dans les cas d’agressions sexuelles. Pourtant, il existe plusieurs autres formes de violence, dont la violence psychologique, la violence verbale et le harcèlement sexuel. Les actes de domination sur le plan économique constituent aussi une forme de violence; par exemple, un conjoint qui contrôle les dépenses et les revenus de sa partenaire sans son accord.

Sur le site Internet de la Fédération des femmes du Québec, il est regrettable que les statistiques ne soient pas à jour.

Cependant, ces chiffres parlent par eux-mêmes et donnent une bonne idée de la situation qui ne fait qu’empirer.

Ainsi, 47 % disent avoir déjà été victimes de violence masculine depuis l'âge de 16 ans. La plupart des Québécoises (87 %) disent avoir été victimes de harcèlement sexuel. Une Québécoise sur quatre, parmi celles ayant vécu avec un conjoint, affirme avoir déjà été victime de violence physique et psychologique

Environ 111 928 Québécoises de 15 ans et plus sont victimes d'agressions sexuelles chaque année.
• • •
N’en jetons plus, la cour est pleine. Comme société, le sujet mérite une sérieuse prise de conscience: sommes-nous des barbares modernes ou de modernes barbares ?

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net