JEAN-CLAUDE LUSINCHI, ancien directeur du Service d’urbanisme et de développement socioéconomique de Ville d’Alma, écoute attentivement les explications d’Arthur Harvey, du groupe Environnement, Usine Alma.(Photo: Courtoisie)
L’environnement toujours une préoccupation
Dix ans plus tard, à l’Usine Alma
À l’issue des audiences publiques qui ont marqué le lancement du projet de construction de l’Usine Alma de Rio Tinto Alcan, en 1997, on avait lancé l’idée de mettre sur pied le Comité CASE (Comité d’aménagement et de suivi environnemental). Ce comité est devenu un formidable mécanisme de communication qui fait dire au directeur de l’usine, Alain Lectard : « Nous y voyons notre devoir quotidien d’opérer notre usine en recherchant l’excellence en termes de résultats environnementaux, c'est-à-dire en minimisant nos impacts sur l’environnement. ».
Alain Lectard prononçait notamment ces paroles le 28 mai dernier, lors d’une fête à l’usine pour souligner le 10e anniversaire de la création du Comité CASE. Les anciens membres et les employés étaient réunis dans une salle où des grands panneaux présentaient les résultats environnementaux enregistrés ces dernières années et qui démontrent toute la performance que l’Usine Alma et ses employés livrent, jour après jour, au chapitre de l’environnement. Pour chacun des paramètres fixés par le ministère de l’Environnement, les résultats sont bien en deçà des normes établies.
La situation géographique de l’Usine Alma, bordée au Sud et au Nord par deux importants quartiers résidentiels, à proximité d’un centre de villégiature (La Dam-en-terre) et bordée à l’Ouest par des terres agricoles, justifiait pleinement la mise en place de ce mécanisme pour permettre une relation harmonieuse avec les voisins.
« Pour Rio Tinto Alcan, le CASE présente un avantage indéniable. Il facilite les relations avec nos voisins immédiats et l’établissement d’un lien de confiance. C’était vrai lors de la construction et pendant la période cruciale de démarrage. C’est tout aussi vrai depuis que l’usine est en opération », de souligner Alain Lectard.
Bilan et avenir
Cette semaine, lors d’une rencontre au siège administratif de l’usine, Alain Lectard ainsi que le conseiller municipal Claude Garneau, président du CASE et Jean-Claude Lusinchi, ancien directeur du Service d’urbanisme et de développement socioéconomique de Ville d’Alma, ont fait le bilan de ces 10 ans.
Si aujourd’hui, le comité tient deux rencontres par année, lors de la construction et du démarrage, les rencontres étaient presque mensuelles.
Les choses ont toujours été claires dans le projet et Alcan a toujours mis cartes sur table. Le comité est notamment composé de représentants de Ville d’Alma, du Service d’urbanisme, du milieu agricole, de la ZIP, du milieu récréotouristique, du Conseil régional de l’environnement et du développement durable, du Comité d’embellissement et bien sûr des résidents des quartiers voisins.
Tout le monde recevait en même temps l’information et un mécanisme très pointu de communication a été mis en place pour avertir dans un temps très rapide « tous » les voisins de l’usine de tout événement pouvant se produire.
Le respect et la transparence ont toujours guidé les démarches du comité et c’est sans doute ce qui explique à quel point l’Usine Alma a reçu une si forte acceptation dans son milieu d’implantation.
« Nos voisins sont à plus ou moins un kilomètre de nos installations, on se doit de maintenir le lien de confiance et de leur expliquer ce que l’on fait en matière de protection de l’environnement et de l’atténuation des impacts dans le milieu. Dire que l’on n’a pas d’impact, ce ne serait pas vrai, mais les performances environnementales des équipements sont atteintes, tel que prévu. Tout ce qui était normé, on est en deçà », poursuit Alain Lectard.
À l’interne, tout un travail de sensibilisation est également effectué alors que chaque département compte sur son sous-comité environnement et l’on travaille sur trois axes, soit les gaz, l’eau et les déchets sous toutes les formes. Également, un important projet d’efficacité énergétique est en cours pour l’économie d’électricité et de gaz naturel.
« Au chapitre des déchets solides, on est passé de 15 kg par tonnes de métal produit à moins de 6 kg. Le bois, le plastique, les résidus : on recycle et on revalorise. La mise en place de conteneurs dédiés a apporté un gros changement dans les mentalités des employés » ajoute le directeur de l’usine.
Ainsi, chaque petit événement relié à l’environnement fait l’objet d’un rapport qui est traité et analysé afin de corriger la situation le plus rapidement possible.
« Le rôle du CASE a été essentiel jusqu’à maintenant et le sera tout autant dans les années à venir. L’Usine Alma pourrait franchir une autre étape de son histoire avec les études de préfaisabilité visant l’agrandissement, qui sont en cours actuellement. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons maintenir une communication privilégiée avec le CASE et en consolider le rôle pour en faire véritablement un mécanisme de communication permanent », lance en conclusion Alain Lectard, conscient qu’advenant l’agrandissement prévu de l’Usine Alma, les « voisins » se poseront inévitablement de nombreuses questions sur les impacts de ces futurs travaux dans le milieu.
À la Une, on retrouve Claude Garneau, président du CASE; Alain Lectard, directeur de l’Usine Alma ainsi que Jean-Claude Lusinchi, ancien directeur du Service d’urbanisme et de développement socioéconomique de Ville d’Alma.