Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Journal Le Lac St-Jean
la rentrée
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

On gagne un ministre, mais on perd un médecin

France Paradis par France Paradis
Voir tous les articles de France Paradis
Article mis en ligne le 29 juin 2008 à 9:00
Soyez le premier à commenter cet article
On gagne un ministre, mais on perd un médecin
(Photo: Courtoisie)
On gagne un ministre, mais on perd un médecin
Le nouveau titulaire du ministère de la Santé et des Services sociaux, le Docteur Yves Bolduc, a une feuille de route impressionnante pour son âge. Si on peut le dire, la seule tache à son bulletin, c’est sans doute sa défaite dans le comté Lac-St-Jean, en mars 2007 alors que sa première présence en politique s’est soldée par une cuisante défaite. Le candidat libéral de « prestige » n’a pas fait mieux ni pire que ses prédécesseurs dans un comté qui est aux mains des péquistes depuis 1973.
Au lendemain de cette nomination surprise, pour les résidents de la MRC Lac-St-Jean-Est, la question est sans doute la suivante : a-t-on gagné un ministre de la Santé ou bien on a perdu un sacré bon docteur qui comptait une très large clientèle sur tout le territoire ?

Pourtant, lors de cette élection de mars 2007, le Parti libéral avait mis le paquet. Notamment, le premier ministre Jean Charest et Philippe Couillard, alors ministre de la Santé et des Services sociaux, avaient laissé entendre qu’advenant l’élection d’Yves Bolduc dans Lac-St-Jean, ce dernier serait promu au poste de ministre de la Santé.

Dans les faits, la sérénade libérale n’a pas réussi à séduire l’électorat jeannois qui avait accordé une majorité de plus de 5600 voix à Alexandre Cloutier. Quant on sait que l’Association du Parti québécois de Lac-Saint-Jean compte quelque 3600 membres — la plus importante au Québec — on ne doit pas se surprendre que les électeurs et électrices demeurent fidèles à leur idéologie souverainiste, malgré les promesses envoutantes des adversaires.
• • •
En nommant directement Yves Bolduc au poste le plus prestigieux du gouvernement du Québec, les analystes interprètent de différentes façons cette nomination.

Au départ, je suis personnellement en désaccord avec cette procédure exceptionnelle qui permet à un premier ministre de nommer un « non élu » à un poste ministériel et de lui permettre par la suite de se faire élire dans un comté gagné d’avance. Dans le cas d’Yves Bolduc, ça revient à dire qu’il entre dans la grande maison politique par la porte d’en arrière alors qu’en mars 2007, les électeurs de Lac-Saint-Jean lui avaient refusé l’accès par la porte d’en avant. Mais, la politique étant ce qu’elle est, il ne faut pas se surprendre de la chose.

À la tête d’un gouvernement minoritaire dirigé par un cabinet restreint, cela revient à dire également que Jean Charest n’a pas trouvé parmi ses députés la bonne personne pour reprendre la direction de la santé. Même si plusieurs noms ont circulé, au moment où celui d’Yves Bolduc est devenu public, la logique s’affichait de plus en plus clairement dans le ciel québécois.

Jean Charest ne pouvait laisser ce ministère entre les mains d’une personne qui ne connait pas le milieu.

Si Philippe Couillard a connu une pareille performance à la barre de la Santé, c’est que lui-même est un neurochirurgien de profession. Il disposait donc d’une solide connaissance du milieu de la santé ce qui lui a notamment permis de réaliser un mandat de quelque cinq ans à la tête de ce ministère, le règne le plus long dans l’histoire.
• • •
Yves Bolduc est de la même trempe. Ce fils originaire d’Alma est devenu médecin omnipraticien en 1981 après avoir complété de façon brillante ses études en médecine. C’est en 1989 qu’il a joint les rangs du centre de santé et de services sociaux de Lac-St-Jean-Est.

Jusqu’à mercredi dernier, le docteur Bolduc agissait à mi-temps à titre de directeur des services professionnels au CSSS de Lac-Saint-Jean-Est et directeur général par intérim du Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-l'Or. En plus d’agir comme médecin à l’urgence, il avait également une imposante clientèle dans le Groupe de médecine familiale d’Alma. Également, il agissait à titre de coroner sur le territoire.

En plus de sa formation en médecine, Yves Bolduc est titulaire d'une maîtrise de l'École nationale d'administration publique et d'un diplôme en bioéthique de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Il a notamment consacré les dernières années de sa carrière en mettant beaucoup de temps sur l’organisation du travail afin de réduire le temps et les listes d’attente et rendre plus performant le milieu hospitalier.
• • •
Le principal intéressé met en priorité l’accès aux soins de santé, la réduction du temps d’attente aux urgences et l’accès à un médecin de famille.

On va laisser la chance au coureur… mais déjà, les partis d’Opposition sont à ses trousses.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net