LAVAL BOUCHARD EST ENTOURÉ de sa conjointe ainsi que de ses deux enfants.(Photo: Courtoisie)
Exploit réussi pour Laval Bouchard
Traversée de 32 km en solo
Natif de St-Bruno, Laval Bouchard est l’un des quatre nageurs en eau libre à avoir réussi à traverser le lac St-Jean en solo samedi dernier, lors d’une rencontre non compétitive. Avec un temps de 12h39m36s, il a pris le 4e rang. Tous ont pris le départ du quai de Péribonka à 7h pour ensuite parcourir 32 km et se rendre à Roberval.
Âgé de 45 ans, Laval Bouchard s’est inscrit à la Traversée après avoir entendu à la radio l’an dernier, que Glenn Tremblay, avait réalisé l’épreuve. Après avoir effectué quelques recherches sur Internet, il a appris que cet athlète provenait d’Alma, il est entré en contact avec lui et ensemble, ils ont discuté des façons de s’entraîner pour concrétiser la Traversée. «Je ne suis pas un nageur de compétition, je n’ai jamais fait partie d’un Club, mais il m’a tout de suite expliqué que si je m’y mettais je pouvais y arriver. Il m’a donné une certaine motivation», rappelle Laval Bouchard. Quittant la tête pleine de conseils, ce dernier s’est entraîné et a revu Glenn Tremblay quelques mois plus tard. Quelle ne fut pas la surprise pour celui qui allait devenir entraîneur, de constater que le projet de traverser le lac était devenu un rêve pour Laval Bouchard.
Entraînement
Dès qu’il a su qu’il voulait réaliser l’épreuve, Laval Bouchard s’est abonné à un Club où il allait s’entraîner trois à quatre fois par semaine à raison de 1h15. Ce n’était pas tout le temps évident puisque ces heures étaient souvent tardives. «Au printemps, j’ai essayé de faire plus d’heures, mais comme l’été s’est fait attendre ça a été plus long avant que je puisse nager dans les lacs et faire de la grande distance», précise-t-il.
Dans les dernières semaines, le nageur parcourait jusqu’à 30 km. Un chiffre qui paraît gros, mais qui ne l’est pourtant pas tant que ça. «De la préparation, je n’en avais pas de trop. Ça m’a quand pris même pris au-delà de 12 heures. J’aurais pu être mieux préparé. Il aurait fallu que je fasse 50-60 km de natation. Étant donné que ce ne fut le cas, samedi, je n’avais aucune marge de manœuvre par rapport aux conditions météo», indique-t-il. Par chance, pour lui et ses confrères, les conditions étaient superbes. «Ça a très bien été. Les conditions étaient pour ainsi dire parfaites. On a compté sur une mer d’huile quasiment toute la traversée», explique Laval Bouchard.
Un exploit qui rejoint les gens
Surpris de voir les membres de sa famille, présents lors du départ, sur l’eau et à son arrivée, Laval Bouchard dont la famille réside encore ici, ne croyait pas toucher un si grand nombre de personne avec ce défi personnel. Même des gens qu’il ne connaissait pas le prenaient dans ses bras pour le féliciter. «Ça a été toute une expérience. Ils sont venus m’encourager. Un ses oncles a même nagé avec moi. Disons que c’était très émotif à l’arrivée», a-t-il souligné en ajoutant que de voir un certain intérêt précédant la course et l’enthousiasme se concrétiser est totalement différent.
Évidemment, nager pendant 12 heures de temps ne s’exécute pas sans aucun mal physique. Laval Bouchard l’a appris en se levant le lendemain avec un bon mal d’épaule.
Malgré tout, la satisfaction si forte et dure à décrire prend le dessus.
Le refaire l’an prochain n’est pas dans ses objectifs, mais il reste ouvert à la possibilité d’accompagner celui qui voudra relever le défi à son tour.
Autres résulats
Avec un temps de 11h24m23s, Michel Dufour de Chicoutimi a été le premier à toucher à la plaque d’arrivée. L’athlète a d’autant plus de mérite puisqu’étant jeune il a souffert de poliomyélite et donc, ne peut se servir que de ses bras.
Bouclant le parcours en 11h58m10s, Sylvain Fillion de St-Ambroise est arrivé 2e. C’est très anecdotique de savoir que le nageur a fait un retour aux longues distances après que Robert Cossette l’est complimenté sur son style dans une piscine d’un hôtel de Chicoutimi. En effet, ce dernier n’avait pas fait de compétition depuis l’adolescence.
François Hamel, natif de Roberval mais résidant à Yellowknife a parcouru la distance en 12h16m04s. Ce dernier a participé à plusieurs compétitions en eau libre au cours des années antérieures, mais c’est la première fois qu’il la réalise de façon individuelle.
Les trois plus rapides ont tous été entraînés par Robert Cossette.
Cette année, Gabrielle Trottier et Jérémy Bonneau, deux nageurs du Club de natation Gami de Roberval, ont accompagné les participants.
C’est la troisième année consécutive que l’organisation dédie une journée officielle afin de permettre à des nageurs, hommes ou femmes, d’affronter le Piekuagami par défi personnel. Pour des raisons de logistique, l’épreuve est ouverte à un maximum de cinq participants. Une embarcation et un guide sont mis à la disposition de chacun d’eux pour le trajet.