ALEXANDRE CLOUTIER(Photo: France Paradis)
Les députés s’inquiètent pour l’avenir des fromageries de la région
Alexandre Cloutier et Stéphane Bédard
Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, joint sa voix à celle de son collègue de Chicoutimi, Stéphane Bédard, pour souligner qu’ils ne cachent pas leur inquiétude pour l’avenir des fromageries de la région, durement touchées par la récente crise de la bactérie listéria. Les deux parlementaires condamnent l’attitude du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, qui a failli à sa tâche dans ce dossier.
En rapport avec ce dossier, les députés du Parti Québécois formulent trois demandes précises au ministre:
* Plus de transparence de la part du MAPAQ;
* Un plan d'intervention pour relancer et soutenir l'industrie des fromages québécois;
* La création d'un fonds spécial pour venir en aide aux entreprises touchées par le rappel.
Plusieurs fromagers et détaillants ont vu des milliers de kilos de marchandise détruits par le MAPAQ, sans que des tests ne soient effectués sur ceux-ci afin de vérifier leur innocuité. Le ministre Lessard a déclaré que le gouvernement n’est pas une compagnie d’assurances et qu’il n’indemniserait pas les entreprises qui ont été touchées par cette crise bien malgré elles.
« Le ministre Lessard ne doit pas laisser tomber les fromagers alors que c’est maintenant que ceux-ci ont le plus besoin de lui. Le gouvernement n’est pas peut-être pas une compagnie d’assurances, mais son rôle est d’assurer le développement de l’industrie fromagère et de garantir la sécurité des aliments consommés par les citoyens. Dans les deux cas, il a failli à sa tâche », souligne Alexandre Cloutier.
Les députés comptent donc talonner le ministre au cours des prochaines semaines afin que celui-ci ne laisse pas tomber l’industrie fromagère québécoise.
« Par sa déclaration, le ministre démontre son incompétence et son incompréhension qu’il a de la crise actuelle, qu’il a lui-même contribuée à créer. Il faut que le ministre corrige le tir et soit plus transparent avec la population. Il doit rassurer la population de la qualité des aliments et mettre en branle une campagne de valorisation des produits québécois afin de minimiser les impacts sur les producteurs et commerçants. Il doit se doter d’un plan d’urgence pour relancer et soutenir cette industrie qui est un fleuron du monde agroalimentaire québécois. À l’évidence le ministre n’a aucune crédibilité auprès de la ministre des Finances pour obtenir les fonds nécessaires pour soutenir cette industrie et ceux qui ont été touchés par les rappels. Alors qu’on vit une crise, on a besoin d’autre chose que des phrases creuses sur le rôle du gouvernement », a pour sa part ajouté Stéphane Bédard.