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Où est l’environnement dans la présente campagne électorale ?

par Laurie Gobeil
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Article mis en ligne le 28 septembre 2008 à 12:00
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Où est l’environnement dans la présente campagne électorale ?
Trois semaines après le début de la campagne électorale fédérale, on ne parle toujours pas assez d’environnement. Que ce soit dans les promesses électorales, dans les médias mais surtout, dans la population.
Pourtant, selon un sondage publié dans la Gazette du 16 septembre dernier, les sujets qui intéressent le plus les Québécois sont les taxes et la santé (19 %), tout juste après l’environnement (18 %) et l’économie (15 %).
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Lors d’un plus récent sondage, 67 % des Canadiens identifient les changements climatiques comme un enjeu « important » ou « très important » qui influencera leur vote le 14 octobre prochain. Selon ces mêmes répondants, 73 % sont persuadés que la mise en place de mesures concrètes pour répondre à cet enjeu avantagera l’économie canadienne à long terme.

Est-ce que les gens veulent bien paraître en répondant à ces sondages parce que dans le quotidien, les mesures concrètes représentent une toute autre histoire ?

Les gens se plaignent qu’il n’y a pas assez d’action prises par nos gouvernements, mais lorsque vient le temps de changer les habitudes de vie, les mesures ne sont pas prises tellement plus rapidement.

Aussi, rares sont les personnes qui se lèvent pour manifester leur opinion auprès des candidats et députés. Ces derniers attendent sûrement un peu plus de nous, la population. On doit manifester notre opinion et croire qu’elle sera entendue par nos représentants.
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Organisé par une coalition de groupes écologiste québécois dont le groupe Équiterre, un débat portant sur l’environnement, cet aspect primordial de notre société, devait avoir lieu. Quatre des chefs avaient donné leur accord sauf Stephen Harper. Pas vraiment étonnant… Depuis le début de son mandat, jamais il n’a pris d’engagement clair envers le Protocole de Kyoto qui vise la réduction de gaz à effet de serre. Plusieurs le sonnent même d’anti-environnementaliste.

Bizarrement, ce dernier ne cesse de faire état dans ses discours de « l’incertitude économique » ou du « marasme économique » qui plane. Est-ce qu’il y a quelqu’un pour lui expliquer que l’un est intimement lié à l’autre ? Être plus efficace, plus productif, plus économique en utilisant moins de ressources et moins de pollution est rentable pour les deux sphères.

Demandez à n’importe quelle famille qui met en pratique quelques principes écologiques, elle vous le dira: acheter biologique et local coûte peut-être un peu plus cher, mais le reste compense largement.
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Dans la même lignée que son chef, Jean-Pierre Blackburn n’a tout simplement rien prononcé sur le sujet. Par chance, son confrère Denis Lebel, député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean, mentionne une volonté de mettre en valeur les rivières.

Du côté du parti libéral, on parle du Tournant vert. Grosso modo, ce projet prévoit au départ une taxe sur le carbone dont les sommes seront retournées en baisse d’impôt. Pour plusieurs raisons, le Plan vert de Stéphane Dion ne lève pas. Vous me direz que c’est plutôt le porteur du message qui ne lève pas et vous aurez probablement raison.

Si on regarde ce qui se trame en région, aucun projet ne retient véritablement l’attention. Certains candidats n’ont même pas encore fait part de leur plate-forme. Seule la candidate bloquiste Chantale Bouchard à parlé de son désir d’optimiser le transport commercial ferroviaire, d’amélioration le transport en commun dans la région, de développer toute la filière du développement durable en plus de l’application du Protocole de Kyoto, idée partagée par son confrère Claude Pilote.
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Si on ne bouge pas maintenant, les impacts environnementaux vont finir par nous rattraper pour de bons, puisque leurs conséquences sont déjà très visibles. Pensons à tous les cataclysmes comme Katrina, Ike ou les feux de forêt en Colombie-Britannique.

Investir aujourd’hui, c’est payer moins demain. Soyons cohérent avec nos paroles et passons à l’acte, tant en allant voir nos représentants qu’en produisant des actions concrètes dans nos vies. Comme citoyenne, je veux entendre parler plus d’environnement. Et vous ?

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