LEXUS GX 460
Lexus GX 460
L’aventurier des bien nantis
Benoit Charrette
Le nouveau GX 460 remplace le GX 470 et se retrouve entre le RX 350 et le gros LX 570 dans la famille Lexus. Tout comme le reste de la famille, il s’inspire fortement d’un produit Toyota, dans ce cas-ci le 4 Runner, et sort ses atouts du dimanche pour aller chercher une clientèle différente. Le prix est aussi à l’avenant : 68 500$ pour une version de base et 77 500$ pour la très habillée version Ultra Premium. La silhouette est plus robuste et les lignes plus nettes que la première génération. Le style L-Finesse qui définit maintenant tous les produits de la marque sert dans ce cas-ci à faire en sorte que le véhicule paraisse plus petit en arrondissant quelques angles et en étirant quelques lignes. Sans être très joli, le GX va bien vieillir.
On ne lésine pas sur les moyens
Comme tout produit Lexus qui se respecte, on n’y va pas avec le dos de la cuillère au chapitre de l’équipement. En prenant place à bord, difficile de croire que vous êtes dans un 4Runner endimanché. Les matériaux sont dignes des produits Lexus avec un riche équipement de série. Les sièges avant chauffants et climatisés sont fortement rembourrés et procurent un bon niveau de support, on peut en dire autant de la deuxième rangée de sièges qui glisse sur plusieurs centimètres pour augmenter l’espace habitable. Cela se gâte un peu pour la troisième qui relève plus du banc de parc que du fauteuil de salon. L’accès est aussi un peu compliqué. Il faut d’abord faire un brin de gymnastique pour avoir accès à cette rangée et il faut de plus absolument embarquer par la droite du véhicule. Si les trois rangées de sièges sont occupées, il n’y a pratiquement plus d’espace pour les bagages. Heureusement, la troisième rangée de siège se divise 50/50 au simple touché d’une commande électrique. La porte arrière s’ouvre à la manière d’un camion de livraison du mauvais côté de la rue, exposant la personne au véhicule sur la rue. Au Japon, le volant est à droite et Lexus n’a pas fait le changement pour nous qui conduisons de l’autre côté. Pour faciliter l’embarquement des petits paquets, la lunette arrière s’ouvre indépendamment grâce à un petit bouton, une bonne idée.
Plus puissant et moins gourmand
Le nouveau GX 460 dépend du même moteur que le camion Tundra et la berline LS 460, un V8 4,6 litres de 301 chevaux avec 329 livres pieds de couple. Il est 14 % plus puissant et 11 % plus efficace que le V8 de 4,7 litres qu’il remplace. Il est jumelé à une transmission automatique 6 rapports avec levier séquentiel. Avec 12,1 L/100 km, la consommation combinée ville/route est améliorée de 11 % (contre 13,6 L pour le GX 470 2009) – ce qui est supérieur aux autres véhicules utilitaires de luxe dotés d’un V8 à essence et comparable à certains modèles 6 cylindres. Le GX 460 affiche une consommation estimée de 14,1 L/100 km en ville et de 9,8 L/100 km sur route. De manière plus réaliste, notre essai de la voiture dans des conditions hivernales a démontré une moyenne combinée autour de 13,6 litres aux 100 km. Le principal avantage d’un V8 est la capacité de remorquage qui se situe à 2 948 kilos (6500 livres). Comme le 4Runner n’est plus disponible en V8, le GX devient un modèle intéressant si vous avez plus de 5000 livres à remorquer. Le GX 460 est équipé de série d’un système à quatre roues motrices permanentes utilisant un boîtier de transfert à commande électronique et un différentiel central à détection de couple TORSENMD. Il offre également une gamme basse pour la conduite hors route. Dans la plupart des conditions de conduite, le différentiel TORSEN répartit la puissance à raison de 40 % à l’avant et 60 % à l’arrière et modifie ce rapport au besoin en fonction des actions du conducteur sur le volant et du patinage des roues.
Un vrai dur
Avec le 4Runner comme géniteur, le GX 460 utilise donc un robuste châssis à échelle capable de vous amener là ou beaucoup d’utilitaires de luxe n’ose poser la roue. Le système de suspension cinétique dynamique (KDSS) peut réduire l’angle de roulis maximum jusqu’à 50 %, ce qui permet d’améliorer la maniabilité sur route et les capacités de conduite hors route. La suspension hydraulique (à l’arrière) est variable et adaptative (AVS). Offerte en option, elle comprend trois modes : Normal, Sport et Confort, et la suspension avant indépendante assure un roulement relativement doux sur la route. Mais la vétusté du design du châssis à échelle fait sentir son âge au volant. On sent le poids du véhicule, le léger flou dans la direction et la pédale de frein spongieuse que le conducteur doit diriger avec détermination pour avoir les résultats escomptés. Autrement dit, la conduite sportive n’est pas conseillée. Par contre si vous demeurez sage, le confort est princier et la tenue de route comparable au meilleur de sa catégorie.
Conclusion
Le nouveau GX poursuit dans la même veine que la précédente génération. Raffiné, opulent et il faut le dire assez gourmand, c’est un véhicule de niche pour ceux qui doivent remorquer de lourdes charges en tout confort où qui veulent s’amuser hors route avec un véhicule de 70 000$
Forces
Excellentes capacités tout-terrains
Espace luxueux et généreux
Confort de haut niveau
Moins
Conception du châssis dépassée
3e rangée de sièges étroite et inconfortable
Porte du hayon qui ouvre du mauvais côté
fiche technique
Moteur
V8 4,6 l DACT, 301 ch à 5400 tr/min
Couple 369 lb-pi à 3400 tr/min
Transmission automatique à 6 rapports
0-100 km/h 8,0 s
Vitesse maximale 200 km/h
Consommation (100km): 13,4 l
> Autres composantes
Sécurité active freins ABS, répartition électronique de force de freinage, assistance au freinage, antipatinage, contrôle de stabilité électronique
Suspension avant/arrière indépendante,
essieu rigide
Freins avant/arrière disques ventilés
Direction à crémaillère, assistée
Pneus P265/65R17
> Dimensions
Empattement 2790 mm
Longueur 4780 mm
Largeur 1880 mm
Hauteur 1895 mm
Poids 2150 kg
Diamètre de braquage 11,7 m
Coffre 1238 l, 2513 l (sièges abaissés)
Réservoir de carburant 87 l
Capacité de remorquage 2948 kg