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Une campagne pour le coeur; une campagne pour l'âme !

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 27 avril 2007 à 13:10
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Une campagne pour le coeur; une campagne pour l'âme !
Mener une campagne de financement, pour un organisme du milieu, c'est un moyen de renflouer les coffres que tout le monde connaît depuis belle lurette et accepte sans broncher. Cependant, quand c'est l'Église qui se lance en « campagne de financement », en lieu et place de la traditionnelle « capitation », ça commande quelques explications de la part du Clergé afin de bien saisir la modernité vers laquelle se dirige la religion catholique afin d'assurer sa survie dans un monde où l'argent joue un rôle si essentiel.
On a beau vouloir, avec toute la volonté du monde, soigner les âmes, si on n'a pas l'argent pour entretenir le temple, la mission est à toute fin ultime impossible.

C'est en quelque sorte la conclusion d'une longue réflexion amorcée au sein de la vénérable institution qu'est l'Église qui lance, du 6 au 13 mai, sa campagne annuelle de financement, mieux connue sous l'appellation de capitation.

Il fut un temps où l'on disait « dîme ». On a modernisé le mot pour l'appellation « capitation », en référence à un montant d'argent versé pour chaque personne. Et là, l'Église y va directement avec l'appellation « campagne de financement des paroisses ».
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Il faut bien se l'avouer, on est constamment sollicité de part et d'autre dans le cadre de diverses campagnes de financement.

Par exemple, présentement, sur notre territoire, la Fondation de l'Hôtel-Dieu d'Alma et le Centre de santé et de services sociaux de Lac-St-Jean-Est, sont entrés, depuis janvier dernier, dans la plus vaste campagne de financement de leur histoire alors que l'on vise recueillir, en trois ans, la somme de 2 millions $, représentant la contribution du milieu à des investissements de plus de 20 M $ de la part du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Cela permettra de moderniser de nombreux départements afin d'offrir des soins de très haute qualité à notre population.

Présentement, la Fondation mène sa traditionnelle opération porte-à-porte qui consiste à recueillir les enveloppes distribuées il y a quelques jours dans chacun des quelque 22 000 foyers de la MRC Lac-St-Jean-Est.

De toute évidence, les gens ont compris le grand message qui se cache derrière tout le battage publicitaire de la campagne et qui se traduit ainsi: c'est à votre tour de vous aider vous-même !

Et les gens ont compris. En date de jeudi matin, Suzanne Pelletier, directrice générale de la Fondation de l'Hôtel-Dieu d'Alma, confirmait qu'en 13 jours de campagne, elle a reçu un total de 1590 dons de la part de la population, totalisant 113 006,16 $, soit une moyenne de 71,07 $ par don.

Elle incite les gens à continuer à être généreux et s'ils ont perdu leur enveloppe, n'importe quelle enveloppe peut faire l'affaire. Ou encore, avec un prélèvement direct à la Caisse populaire.
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Mardi, à la demande de la paroisse St-Joseph, à Alma, la plus importante de notre MRC, je rencontrais les responsables de cette campagne de financement des paroisses.

Ce qui se passe à St-Joseph est semblable, à quelques chiffres près, à ce qui se passe dans toutes les paroisses de la région.

La bonne vieille « capitation » permet d'aller chercher la moitié des revenus de la Fabrique pour le financement du budget de la prochaine année. L'autre moitié provient de la quête du dimanche et des quelques revenus tirés de la célébration de certaines cérémonies comme les baptêmes, les mariages ou les funérailles. Quant à la messe, sur semaine, le dimanche ou les grands jours de fête, jusqu'à maintenant, l'entrée est gratuite.

En fait, quelque 80 % des revenus de la paroisse proviennent de la charité des gens. L'an dernier, pour l'ensemble du diocèse, ce sont tout près de 4 millions $ de contributions volontaires des paroissiens qui sont venues « encourager » les coffres de nos 68 paroisses que compte le diocèse de Chicoutimi.

Et pour la présente campagne de financement des paroisses, Monseigneur André Rivest. Évêque du diocèse, fixe à 4 100 000 $ l'objectif de la campagne.

En décembre dernier, il avait à ce titre créé un Comité Diocésain des campagnes de financement dont le mandat était d'analyser en profondeur la nécessité de revitaliser les moyens de financement de l'Église, dont la capitation qui est l'un des principaux pourvoyeurs de fonds.
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Certes, la démarche est « sensible » alors que l'Église ne peut se permettre de heurter la susceptibilité des gens qui la fréquentent encore de façon assidue, soit les personnes âgées.

Cependant, dans une société en pleine mutation, avec le vieillissement de la population, l'Église n'a pas le choix de prendre le virage ou de voir son cierge pascal s'éteindre à petit feu.

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