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La course à la direction du PLC prend une tournure plus agressive

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 novembre 2008 à 0:00
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La course à la direction du PLC prend une tournure plus agressive
Bob Rae, le 23 octobre, 2008. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick
MISSISSAUGA, Ont. - La course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) a pris une tournure plus agressive, dimanche.
Bob Rae a accusé son ancien compagnon de chambre à l'université et rival dans la course, Michael Ignatieff, d'avoir voulu empêcher la couverture par les médias d'un débat entre les différents candidats.
Par voie de communiqué, M. Rae a affirmé qu'avoir un débat interdit aux médias et aux Canadiens envoyait "un horrible message". Il a ajouté que "ce n'est pas une bonne note sur laquelle lancer cette course".
Lors d'une apparition à l'émission de télévision, M. Rae a ensuite reproché au camp Ignatieff d'avoir voulu une rencontre à huis clos.
Bob Rae, Michael Ignatieff et le député du Nouveau-Brunswick Dominic LeBlanc devaient tous prendre part à Toronto, dimanche, à une séance de questions et réponses devant le conseil de direction de l'aile ontarienne du PLC.
M. Rae a cependant menacé de boycotter l'activité si elle avait lieu à huis clos. Le candidat a été vu sur place, mais M. LeBlanc a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de prendre part au débat.
De son côté, le camp Ignatieff a affirmé avoir eu depuis le début l'impression que le débat devait avoir lieu en privé, mais M. Rae a répliqué que cela était nouveau pour lui. Il a ajouté que M. LeBlanc et lui avaient accepté samedi d'ouvrir la rencontre aux médias, mais que l'équipe de M. Ignatieff s'y était opposée.
"Que les choses soient claires, je n'établis pas les règles. Les candidats à la direction n'établissent pas les règles. Elles ont été établies par le parti il y a quelques semaines, et je n'avais pas de problème avec elles", a déclaré M. Ignatieff peu après son arrivée dans un hôtel de la banlieue torontoise où la rencontre était prévue.
"Le parti a décidé d'avoir une discussion en famille. J'ai alors dit que j'étais d'accord et que nous aurions d'autres entretiens dans le futur", a-t-il ajouté.
M. LeBlanc, par ailleurs, a profité de l'occasion pour marquer quelques points contre ses rivaux.
"La partie n'est même commencée et ils se sautent déjà à la gorge, a-t-il dit. Je crois que cela est malheureux. Je crois que les libéraux en ont assez de ce genre d'attitude. Je crois qu'ils s'attendent à ce que les gens fassent preuve de maturité et d'ouverture, et c'est pourquoi je suis ici."
Néanmoins, M. LeBlanc était tout sourire avec M. Ignatieff lorsque les deux hommes sont sortis de la rencontre.
Le débat "n'était pas amer du tout", a affirmé M. Ignatieff.
"L'instinct du parti est de s'unifier. La division nous a coûté cher, a-t-il ajouté. Je me suis engagé, Dominic (LeBlanc) s'est engagé et je suis certain que Bob (Rae) s'est engagé à unifier le parti, parce que personne ne va voter pour un parti divisé."
La député libérale Carolynn Bennett, qui a dit ne pas s'être rangée du côté de l'un ou l'autre des candidats, a qualifié de "saine" la course à la direction du PLC.
"Je crois que tout le monde sait que ne pouvons pas nous permettre une course" qui diviserait le parti, a-t-elle affirmé.
Le PLC tiendra son congrès à la direction du 27 avril au 3 mai à Vancouver, en vue de remplacer le chef sortant, Stéphane Dion.
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