Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal Le Lac St-Jean
Concours Classique Golf
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

L'économie canadienne a crû de 0,3 pour cent au 3e trimestre

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
OTTAWA - L'économie canadienne a affiché une croissance au cours du troisième trimestre, le produit intérieur brut ayant progressé de 0,3 pour cent de juillet en septembre par rapport au trimestre précédent, tandis qu'il gagnait 1,3 pour cent par rapport à la même période l'an dernier.
Malgré cette performance supérieure à celle qu'attendaient les analystes, les menus détails révèlent cependant que l'économie connaît un ralentissement rapide.
"C'est moins bon qu'il n'y paraît", a noté l'analyste Dale Orr, de la firme IHS Global Insight.
"La tendance au cours du trimestre est inquiétante parce que pratiquement toute la croissance était concentrée en juillet, tandis qu'en août et en septembre, c'était à peu près nul."
En fait, en tenant compte de l'inflation, le PIB a reculé de 0,5 pour cent en août - une donnée révisée par rapport à la baisse de 0,3 pour cent initialement annoncée - avant de ne grimper que de 0,1 pour cent en septembre.
Selon M. Orr, l'économie canadienne devrait retraiter de 1,4 pour cent au quatrième trimestre, qui se termine le 31 décembre, puis de 1,2 pour cent au premier trimestre de 2009.
De plus, comme le Canada est un exportateur net, ses perspectives pourraient être amoindries davantage par le fait que les économies américaine et mondiale semblent plus amochées que prévu.
A Washington, le Bureau national de la recherche économique a indiqué lundi que les Etats-Unis étaient officiellement en récession depuis un an, lorsque les pertes d'emploi, qui totalisent aujourd'hui 1,2 million, ont commencé à être annoncées et que les salaires ont entamé leur recul. Entre-temps, l'indice ISM des fabricants a reculé en novembre à son plus faible niveau depuis la récession de 1982, les nouvelles commandes atteignant leur plus faible score depuis 1980.
De plus, les économistes des Nations unies ont averti que le monde entrerait dans une récession prononcée l'an prochain si les plans de relance mis en place à travers le monde ne parvenaient pas à raviver la confiance et à assouplir les marchés du crédit.
Les données de Statistique Canada démontrent qu'au moins jusqu'à ce que les marchés financiers s'écroulent, à la suite de la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, à la mi-septembre, l'économie canadienne progressait, même si ce n'était que timidement.
Mais le rapport sur le PIB est un peu l'équivalent de regarder dans le rétroviseur alors que l'automobile accélère en direction d'un précipice.
"Le PIB du quatrième trimestre sera très probablement négatif, le revirement de l'économie américaine nuisant toujours plus aux exportations et la demande nationale étant heurtée par la baisse de confiance des consommateurs et des entreprises", a estimé l'économiste Doug Porter, de BMO Marchés des capitaux.
D'après le rapport de Statistique Canada, la production de biens a rebondi au cours du trimestre estival après avoir reculé pendant quatre trimestres de suite. Cette reprise a été attribuée aux mines, en particulier à l'extraction de pétrole et de gaz, ainsi qu'à la construction. Le secteur de la fabrication a légèrement progressé, tandis que la foresterie a poursuivi son recul.
La production du secteur des services a continué de croître, grâce à des gains dans le secteur public et, dans une moindre mesure, à ceux du commerce de détail et de gros.
Sur une base annuelle, l'économie canadienne a crû de 1,3 pour cent au troisième trimestre, pendant que celle des Etats-Unis reculait de 0,5 pour cent.
La progression annuelle s'est avérée être près du double de celle de 0,7 pour cent attendue par les économistes du secteur privé.
"Cependant, la plupart de cette hausse-surprise provient d'un déclin plus important que prévu des importations et d'une hausse des stocks, ce qui témoigne en grande partie d'un affaiblissement des dépenses intérieures", a commenté l'économiste Paul Ferley, de la Banque Royale.
M. Ferley s'attend à ce que la Banque du Canada réduise la semaine prochaine son taux d'intérêt directeur d'un demi-point de pourcentage à 1,75 pour cent.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins