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Un ex-chef autochtone en procès n'a pas changé d'opinion sur les juifs

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 novembre 2008 à 0:00
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SASKATOON - Un ancien chef autochtone accusé d'incitation à la haine a déclaré, lors de son témoignage, qu'il ne déteste pas les juifs, mais bien "ce qu'ils font aux gens". Il a également affirmé qu'il croit toujours que les juifs ont causé la Seconde Guerre mondiale.
David Ahenakew, âgé de 75 ans, est accusé d'avoir fait la promotion de la haine contre les juifs lors d'un discours public, puis au cours d'une entrevue avec un journaliste de Saskatoon, en 2002.
L'ancien chef autochtone a témoigné à son procès, jeudi, et a expliqué que son opinion sur les juifs s'est formée alors qu'il était en mission au Moyen-Orient avec l'armée canadienne.
Ahenakew a raconté à la cour avoir travaillé au maintien de la paix dans la bande de Gaza en 1964, et avoir tenté de conserver des clôtures entourant des mines qui tuaient des enfants. Il a dit au juge qu'il croyait que les Israéliens enlevaient constamment les clôtures, ajoutant que celles-ci lui rappelait son propre peuple qui habitait dans des réserves.
L'accusé a ajouté que cette expérience l'a poussé à quitter l'armée en 1967 et à travailler pour les droits des premières nations en Saskatchewan. Il est ainsi devenu chef de la Fédération des Nations indiennes de la Saskatchewan et a plus tard été nommé chef national de l'Assemblée des premières nations.
Sa carrière a toutefois déraillé en 2002. Au cours d'un discours enflammé tenu lors d'une rencontre de la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan, Ahenakew a blâmé les juifs pour la Seconde Guerre mondiale. Lorsqu'un journaliste lui a demandé de clarifier ses propos, il a suggéré que l'Holocauste avait été justifié.
Lorsqu'on lui a demandé, jeudi, s'il croyait toujours ce qu'il avait dit à l'époque, l'accusé a répondu par l'affirmative.
Ahenakew a aussi affirmé qu'il s'était senti piégé par le journaliste et qu'il croyait qu'ils étaient au beau milieu d'une dispute et non d'une entrevue. Il a dit qu'il ignorait que la conversation était enregistrée.
Le journaliste, James Parker, avait affirmé plus tôt que le magnétophone se trouvait tout juste devant le visage d'Ahenakew.
Celui-ci s'est excusé et a admis qu'il n'aurait jamais dû émettre ces commentaires, ajoutant qu'il avait de la difficulté à trouver les bons mots pour s'exprimer, le cri étant sa langue maternelle.
Ahenakew poursuivra son témoignage vendredi.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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