Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal Le Lac St-Jean
Accueil Pool Hockey31-10
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

400e: le MRI doit composer avec la multiplication des visites protocolaires

Presse Canadienne Article mis en ligne le 7 juillet 2008 à 23:00
Soyez le premier à commenter cet article
QUEBEC - Le 400e anniversaire de la ville de Québec représente un casse-tête logistique pour le ministère des Relations internationales, qui doit composer avec une hausse de 40 pour cent du nombre d'activités protocolaires impliquant des dignitaires.
Avec le même budget de 1,1 million $, le service du protocole du MRI devra gérer plus de 270 activités, comparativement à une moyenne de 160 les années passées.
"Depuis l'an dernier, j'ai alerté mes collègues au ministère à l'effet que j'aurais besoin de ressources supplémentaires", a confié en entrevue à La Presse Canadienne le chef du protocole, Daniel Legault.
Les autres services administratifs du MRI devront contribuer à éponger les dépenses exceptionnelles du service du protocole, qui doit faire face à une multiplication des visites de chefs d'Etat et autres politiciens étrangers.
"C'est évident que je vais dépasser le million $, mais les autres unités vont venir à ma rescousse, de sorte que le ministère, lui, ne dépassera pas son budget", a indiqué M. Legault.
Chose certaine, de nombreux employés des autres services du MRI seront prêtés temporairement au protocole au cours de l'année.
Par exemple, alors qu'était donné le coup d'envoi officiel des festivités la semaine dernière, l'équipe du protocole a pu compter sur plus de 50 employés, alors qu'elle est normalement constituée de 33 personnes.
En peu de temps, la présidente du Chili, Michelle Bachelet, le premier ministre de la France, François Fillon, et le sénateur du Vermont, Patrick Leahy, notamment, ont foulé le sol de Québec.
Le MRI a dû encadrer la visite de 50 cardinaux lors du congrès eucharistique international et devra faire face à un défi organisationnel en vue du Sommet de la Francophonie, en octobre, alors qu'une soixantaine de chefs d'Etat seront présents.
"Lorsqu'un visiteur étranger vient ici, le premier ministre lui remet un cadeau. Alors déjà l'an dernier, nous avons prévu garnir notre armoire à cadeaux, puisqu'il faudra en remettre une soixantaine pour le seul Sommet de la Francophonie", a illustré le sous-ministre.
Il soutient que, contrairement à beaucoup de vedettes rock, les politiciens ne formulent pas de requêtes farfelues lors de leur passage.
Puis, M. Legault précise que ce ne sont pas toutes les dépenses des dignitaires qui sont assumées par les contribuables québécois.
Par exemple, lors de la rencontre entre les premiers ministres du Québec et de la France la semaine dernière, un bloc de dix chambres d'hôtel a été offert à la délégation française, conformément à l'entente de réciprocité entre les deux partenaires.
La délégation du Québec profite donc du même avantage lorsque la rencontre alternée se tient en France.
Dans les cas où il n'existe pas d'entente de réciprocité, le politicien étranger se voit offrir une voiture de fonction pour la durée de la visite officielle, un accompagnement protocolaire et, parfois, sa sécurité est assurée par la Sûreté du Québec.
"Mais nous n'offrons pas nécessairement l'hébergement ni les repas autres que les repas officiels, nous ne prenons pas en charge les per diem", a-t-il expliqué.
M. Legault ajoute que le sénateur Leahy, notamment, vient au Québec avec sa propre voiture ainsi que son garde du corps personnel, et décline les services offerts par le protocole québécois.
Lorsque la présence d'un dignitaire étranger est annoncée, une équipe d'éclaireurs de son pays effectue d'abord une visite préparatoire et rencontre le service du protocole pour que son agenda soit préparé.
Durant son séjour, la personnalité politique profite ensuite en permanence de l'accompagnement d'un membre du protocole québécois.
"Dès qu'elle met les pieds hors de l'hôtel, c'est le chef du protocole d'ici qui va la guider dans ses activités, qui va lui présenter les personnes qu'elle doit rencontrer et qui va voir au bon déroulement de la visite", a résumé M. Legault.
Il a admis que d'autres chefs d'Etat importants ont évoqué la possibilité de venir à Québec dans le cadre du 400e anniversaire de la ville, mais il a refusé de les identifier avant que des annonces officielles n'aient été faites.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins