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Khawaja aurait eu ce qu'il fallait pour fabriquer d'autres télécommandes

Presse Canadienne Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 0:00
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OTTAWA - Un spécialiste de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme qu'il restait suffisamment de pièces de rechange au domicile familial de Momin Khawaja pour fabriquer d'autres dispositifs de contrôle à distance pouvant servir au cours d'attentats à la bombe.
Le sergent Sylvain Fiset a tenu ces propos en Cour supérieure de l'Ontario à Ottawa, jeudi, alors qu'il témoignait pour la troisième journée de suite dans le cadre du procès du concepteur de logiciel d'Ottawa, accusé d'avoir collaboré avec des extrémistes islamiques de Grande-Bretagne qui complotaient afin de commettre des attentats à Londres et dans les environs de la capitale britannique.
Les procureurs de la Couronne ont étayé les éléments de preuve soumis par le sergent Fiset au moyen de courriels dans lesquels Khawaja avançait être en mesure de fabriquer jusqu'à 30 télécommandes tout en promettant des "feux d'artifice", une fois sa tâche complétée.
L'avocat de la défense, Lawrence Greenspon, a mis en doute cette version des faits, affirmant qu'il n'y avait pas assez de pièces sur place pour fabriquer d'autres télécommandes du type Hi-Fi Digimonster, similaire à celle saisie chez Khawaja.
Momin Khawaja est né au Canada de parents pakistanais et a déjà travaillé, à contrat, comme informaticien au ministère des Affaires étrangères. Son procès a lieu plus de quatre ans après que les accusations eurent été portées contre lui.
Khawaja est accusé d'avoir comploté avec un groupe de musulmans britanniques, eux aussi d'origine pakistanaise, pour faire sauter une boîte de nuit londonienne, un centre commercial et certaines portions des réseaux d'électricité et de gaz naturel du Royaume-Uni.
Cinq des accusés ont été condamnés à la prison à vie l'an dernier, à Londres, et deux autres ont été acquittés.
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