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Rita MacNeil s'étonne d'avoir été espionnée par la GRC dans les années 1970

Presse Canadienne Article mis en ligne le 4 août 2008 à 23:00
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Rita MacNeil s'étonne d'avoir été espionnée par la GRC dans les années 1970
Rita MacNeil dimanche, le 20 fevrier 2005. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
OTTAWA - Le service de sécurité de la Gendarmerie royale du Canada n'avait aucune raison d'espionner le mouvement féministe dans les années 1970 - et encore moins de monter un dossier sur Rita MacNeil, a affirmé la chanteuse du Cap-Breton, mardi.
Des documents dévoilés récemment ont permis d'apprendre que l'auteure-compositrice-interprète de musique country, titulaire de l'Ordre du Canada, figurait parmi une dizaine de femmes au Canada qui ont fait l'objet d'une surveillance étroite de la GRC, alors à l'affût de groupes de gauche subversifs.
Mme MacNeil, qui est âgée de 64 ans, a été renversée d'apprendre qu'elle avait été surveillée. Elle a dit que cela lui paraissait "bizarre", affirmant que rien dans ce qu'elle faisait n'aurait pu être considéré comme une menace pour quiconque.
Au début des années 1970, Mme MacNeil, une femme mariée, mère de deux enfants et vivant à Toronto, n'avait pas encore entrepris sa carrière musicale. Tous les mardis soirs, elle assistait à des réunions où des femmes de toutes provenances discutaient principalement du droit à l'égalité.
La GRC a infiltré le Toronto Women's Caucus à la fin des années 1960, suivant ses activités et dressant la biographie de ses membres, dont Mme MacNeil.
Selon cette dernière, il n'y avait aucune raison d'espionner ce que le groupe faisait - à moins d'être à la recherche de quelque chose qu'elle ignorait.
Le service de sécurité de la GRC, aujourd'hui aboli, espionnait à l'époque plusieurs organisations, dont des syndicats et des associations étudiantes. En mai 1969, la GRC a ouvert un dossier sur "les groupes de libération de la femme" au pays. Les policiers collectionnaient les tracts et les exposés des groupes féministes. Ils avaient recours à des informatrices pour les réunions à huis clos, et à des espions, hommes ou femmes, pour les rencontres ouvertes au public.
Ces documents montrent que la GRC constatait que les féministes voulaient "faire cesser l'exploitation des femmes", mais qu'elle se préoccupait avant tout de l'infiltration possible du mouvement par des communistes.
Mme MacNeil assure qu'il n'était jamais question d'opinions politiques personnelles aux réunions auxquelles elle a assisté.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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