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Le Québec aurait le deuxième meilleur plan canadien de lutte aux GES

Presse Canadienne Article mis en ligne le 15 juillet 2008 à 23:00
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OTTAWA - Un nouveau rapport de la Fondation David-Suzuki estime que le plan du gouvernement du Québec pour lutter contre les changements climatiques est le deuxième meilleur au Canada, étant uniquement devancé par celui de la Colombie-Britannique.
Le plan québécois est ainsi jugé "très bon", tandis que celui de la Colombie-Britannique serait le "meilleur". Le Manitoba et l'Ontario suivent le Québec avec des plans qualifiés de "bons", tandis que les intentions du Nouveau-Brunswick ne sont que "passables".
Le rapport souligne ainsi que le "Québec a un plan de réduction des GES (gaz à effet de serre) solide, et sa cible équivaut presque à celle du Protocole de Kyoto. Le gouvernement a aussi annoncé son intention d'implanter un système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions pour le secteur industriel".
Le Québec a aussi le plus bas taux d'émissions de GES par habitant au Canada.
Toutefois, poursuit le rapport, le "Québec continue à promouvoir des grands projets hydroélectriques qui menacent la biodiversité. La province ne prévoit pas réduire sa consommation globale d'énergie, ce qui devrait pourtant constituer une importante priorité pour réduire les émissions de GES".
Le Québec demeure malgré tout clairement dans le peloton de tête au pays, dit la Fondation Suzuki. "L'implantation du plan va bon train, le gouvernement a adopté des normes plus sévères pour les véhicules et les bâtiments, et le Québec respecte son engagement envers la croissance rapide du secteur de l'énergie éolienne. De plus, l'annonce récente de la participation du Québec à un système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions pour l'industrie lourde comble la principale lacune du plan de 2006", ajoute le document.
Le premier ministre Jean Charest s'est réjoui des conclusions du rapport de la Fondation Suzuki, disant y voir un signal "très encourageant".
"Je suis très heureux du rapport et je ne vous cacherai pas que je le prends personnel", a dit le premier ministre, lors d'une conférence de presse à Québec portant sur un autre sujet.
"On nous met la cote 'très bon', ce qui est rare pour ceux, comme moi, qui ont travaillé avec les groupes environnementaux depuis plusieurs années. Quand on on reçoit une cote qui est 'très bon', on le prend avec une bonne dose d'humilité. Mais je prends ça comme un signal qui est très encourageant", a ajouté le premier ministre.
L'organisme environnemental recommande maintenant à la province, d'ici 2020, d'établir "une cible ambitieuse et conforme aux prescriptions des scientifiques pour éviter les conséquences dangereuses des changements climatiques, c'est-à-dire une réduction des émissions d'au moins 25 pour cent par rapport à leur niveau de 1990".
Le Québec devrait aussi envisager d'annuler ses grands projets non durables dans le secteur de l'énergie, croit la Fondation Suzuki, notamment la construction de nouveaux barrages et d'un port méthanier. La province devrait enfin adopter des lois pour limiter l'étalement urbain et remettre en question les grands projets de construction d'infrastructures routières, conseille l'organisation.
A propos du projet de port méthanier à Lévis, M. Charest a pour sa part fait valoir qu'"il n'y a pas de choix qui, sur le plan environnemental, n'a pas de conséquences".
"Par exemple, on a mis sur pied un programme pour encourager le remplacement du mazout lourd par le gaz naturel. Le gaz naturel, ça pollue aussi, mais beaucoup moins que le mazout. Alors ce type de choix, c'est ce que nous faisons à tous les jours comme société", a dit le premier ministre.
La performance des provinces maritimes et du Nunavut est quant à elle jugée "correcte" par la Fondation Suzuki, tandis que les intentions de Terre-Neuve-et-Labrador, du Yukon, de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et de la Saskatchewan sont qualifiées de "pauvres". L'Alberta aurait quant à elle le pire plan de lutte aux émissions polluantes de toutes les provinces canadiennes.
La Fondation Suzuki explique que la majorité des provinces développent leur propre plan environnemental, en l'absence d'un leadership fort au niveau fédéral.
Le rapport est publié au moment où les 13 premiers ministres territoriaux et provinciaux du pays sont rassemblés à Québec pour discuter notamment de la lutte aux changements climatiques.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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