M. Harper s'est adressé à une foule d'environ 8000 personnes à Surrey dimanche, en Colombie-Britannique, qui compte une importante population indienne.THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck
SURREY, C.-B. _ Le premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses, dimanche, pour l'incident du Komagata Maru de 1914, au cours duquel des centaines d'Indiens à la recherche d'une meilleure vie au Canada ont été renvoyés en Inde.
M. Harper s'est adressé à une foule d'environ 8000 personnes à Surrey, en Colombie-Britannique, qui compte une importante population indienne. Le premier ministre a quitté la scène immédiatement après avoir formulé ces brèves excuses, que des membres de la communauté sikhe ont aussitôt rejetées, réclamant qu'elles soient présentées dans le cadre du Parlement.
Jaswinder Singh Toor, président d'une association de "descendants du Komagata Maru", a dit que sa communauté se serait attendue à ce que le premier ministre fasse des excuses analogues à celles concernant la taxe d'entrée imposée aux immigrants chinois à une certaine époque.
Mais le secrétaire d'Etat Jason Kenney, qui accompagnait M. Harper, a indiqué que les excuses avaient été faites et ne seraient pas répétées.
Le Komagata Maru est arrivé au port de Vancouver le 23 mai 1914 avec 376 personnes à bord. Le gouvernement du Dominion de l'époque a refusé d'autoriser les passagers à débarquer et le bateau est resté dans le port pendant deux mois. Il est finalement reparti pour Calcutta, où il a été accueilli par la police, et 20 personnes ont été tuées en débarquant, tandis que d'autres ont été emprisonnées.
Plusieurs des personnes à bord du Komagata Maru étaient sikhes.
En mai dernier, le gouvernement de la Colombie-Britannique avait offert des excuses pour l'incident.
C'est la troisième fois que M. Harper fait des excuses pour des épisodes embarrassants de l'histoire du Canada. Le 11 juin, il l'avait fait à l'intention des autochtones victimes de sévices dans les pensionnats canadiens, il y a plusieurs décennies. En 2006, il avait aussi transmis des excuses à la communauté sino-canadienne pour la taxe d'entrée imposée aux immigrants chinois arrivés au Canada entre 1885 et 1923. Il a offert une compensation aux Sino-Canadiens qui ont payé cette taxe, à leurs veuves et à leurs enfants.
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